Les rockeurs se liguent contre Donald Trump

Largué dans les sondages, Donald ne pourra certainement pas compter sur les rockeurs pour remonter la pente : en moins d’une semaine il s’est fait trasher par les White Stripes, Arcade Fire et Pink Floyd. Make Trump dead again ?

Si vous avez aimé Donald Trump vs Elton John, Neil Young, R.E.M. et Adele (tous ont refusé que le candidat utilise leurs musiques), alors vous devriez aimer ce nouvel épisode digne du Fallait pas l’inviter de Michel Muller. On savait déjà que le monde de la pop avait un problème avec le Jean-Marie Le Pen américain, ça se confirme avec les récentes déclarations de trois poids lourds de l’industrie.

À commencer par le Canada, où Win Butler d’Arcade Fire a profité d’une conférence pour la Red Bull Music Academy pour dire tout le mal qu’il pensait du septuagénaire : « Ce mec est un putain de cauchemar, un clown, une blague. » Rien que ça. Le musicien en a également profité pour annoncer la sortie probable d’un nouvel album au printemps 2017. Au moins une bonne nouvelle.

Même son de cloche du côté de Mexico City (la ville préférée de Donald) où Roger Waters, co-fondateur de Pink Floyd, lui a rendu un hommage particulier lors de l’interprétation d’Animals pendant un concert, avec l’apparition de Trump sur des écrans géants aux côtés de… cochons gonflables. Spéciale dédicace à la fin du morceau : « Trump eres un pendejo. » Google traduction : « Trump est un trou du cul. » Nous voilà fixés. Mention spéciale du jury pour l’interprétation du plus célèbre titre de Pink Floyd, Another Brick in the Wall (Part II), où Waters se permet une autre sortie pour condamner l’idée d’un mur bâti entre le Mexique et les États-Unis. Logique.

Last but not least, celui qui veut rendre sa grandeur à l’Amérique subissait également cette nuit les foudres des White Stripes. Réunis pour l’occasion, Meg et Jack White ont fermement condamné l’utilisation de leur tube Seven Nation Army (un pas si mauvais choix quand on connaît le goût de Trump pour les flingues) lors de ses meetings de campagne.

Si Jack et Donald ont au moins un point commun (des coupes de cheveux sponsorisées par Jack Dessange), pas sûr qu’ils partent en vacances ensemble. Pas sûr non plus que Trump parvienne, d’ici novembre, à « redorer son blouson » dans le monde de la pop. Pendant ce temps, de l’autre côté de l’Atlantique, on apprenait récemment que Renaud pourrait soutenir François Fillon à la primaire des Républicains et que Didier Barbelivien roulait toujours pour Nicolas Sarkozy. Sale temps pour la musique engagée.

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