Allo, t’es où Martin Solveig ?

Au top, dans le creux, à Paris, New York, Rio, Roland Garros… Alors qu’il sort son nouveau single "Places" (feat. Ina Wroldsen), on a appelé l’un des DJ français les plus exportés au monde pour lui demander où il était, et où il allait.

Allo ? T’es où Martin Solveig ?

Je suis à New York, j’étais au Basel [la foire d’art contemporain, nda] à Miami pendant trois jours. Et ce soir je vais jouer au Flash Factory, un club qui ouvre dans une veine un peu Limelight. Une inauguration, c’est toujours inspirant.

Tu as tenu une double résidence entre Las Vegas et Ibiza. Comment c’est possible ?

J’ai eu cet agenda pendant l’été 2015, oui. Chaque semaine je devais prendre un vol transatlantique, faire un changement et jouer d’une ville à l’autre. L’aventure a pu être marrante mais physiquement, ça a été difficile. Ibiza c’est un gros morceau… Cet été, j’y avais ma résidence hebdomadaire et j’ai choisi de poser mes valises en Europe. Vingt semaines dans un club sur cette île (où on peut dire ce qu’on veut, mais il y a encore une magie), on a le temps de construire une histoire. Places rend un peu hommage à cette période. C’est l’histoire d’un retour sur les lieux d’une romance, une histoire de passions qui resurgissent.

As-tu une idée de ton bilan carbone ? 

Je vais pas te mentir, il est pas terrible. Ça a aussi fait partie de ma réflexion. Je soutiens des associations écologiques pour compenser, mais bon, ça ne résout rien. Les concerts d’hologrammes vont peut-être bientôt arriver… Mais il ne faut pas se leurrer, les gens veulent voir les artistes en vrai.

« Aujourd’hui une journée peut suffire pour faire un morceau. »

Où travailles-tu, où vis-tu ?

J’ai plusieurs camps de base, un en Europe et l’autre aux États-Unis. Mais je fais de la musique entre Londres, Los Angeles et puis un peu à Ibiza pendant l’été. Pour les voix, j’aime bien me déplacer. L’idée de rejoindre Ina Wroldsen en Norvège c’était aussi de pouvoir travailler dans un endroit où elle serait à son aise : dans sa maison. Aujourd’hui, une journée peut suffire pour faire un morceau – mais ça nous a permis de nous comprendre et de lui montrer que j’avais vraiment envie de faire ce titre avec elle.

Ina Wroldsen a été découverte avec Calvin Harris. D’ailleurs il y a une ressemblance dans les traitements vocaux entre ton titre et le This Is What You Came For fait avec Rihanna, non ?

Cette technique des découpes de voix a toujours été une grande passion pour moi. J’ai repensé à mon titre Touch Me (album « C’est la vie ») où je l’avais bien exploitée. Il y a peu de temps je faisais des workshops pour des jeunes producteurs sur Periscope. Je leur disais : il vous faut trouver des sons uniques. On peut donner un caractère particulier à une guitare ou des violons, mais la voix est le seul instrument qui permette d’avoir un son unique à chaque fois. Dans mon plus gros tube commercial, Hello, c’est ça : l’utilisation de la voix de Dragonette marque la signature du morceau.

J’ai lu que tu voulais arrêter le format album pour sortir ta musique ? Ça veut dire produire uniquement des singles ?

Pas vraiment. L’analogie que je fais est plus celle de la série. J’en ai commencé une avec mes quatre derniers morceaux, qu’on peut voir comme quatre épisodes avec quatre chanteurs différents. J’aime cette manière de partager la musique même si j’ai du plaisir à écouter des albums ; mais tu sais, un album c’est extrêmement difficile, au niveau du boulot, mais surtout parce que si tu trouves pas ton public en deux semaines, énormément de travail passe à la trappe.

« Jouer pour l’UMP en 2007, c’est l’erreur de ma vie. »

Tu te souviens des premiers endroits où tu jouais ?

Dans le garage de mes parents à Paris. J’ai eu le droit à mes années garage ha ha. C’est toujours une très bonne école.

Tu as joué avec l’UMP en 2007, où seras-tu en 2017 ?

C’est l’erreur de ma vie, alors tu peux l’écrire comme ça : tu n’entendras plus jamais Martin Solveig faire aucune allusion à quoi que ce soit de politique. Je me sens concerné, j’aime mon pays, mais je n’ai aucune légitimité là-dessus. Ce n’est pas ma place.

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