Roselyne Bachelot se donne 15 jours pour sauver la saison des festivals

Une quinzaine d’organisateurs de festivals, dont le Hellfest, les Eurockéennes ou encore le Main Square, ont été entendus par la Ministre de la Culture, qui devra clarifier la situation à la mi-février. Ces événements pourront-ils avoir lieu « comme d’ordinaire » ? La question n’est pas si vite répondue.

Si l’on regarde ce qui se passe outre-Manche ou aux États-Unis, c’est le moment de tirer la tronche (Glastonbury et Coachella déjà annulés). Si l’on se focalise plutôt sur la France (qui se donne une chance d’éviter un reconfinement) et sur les futurs concerts-tests qui devraient être organisés à Marseille d’ici quelques semaines, alors gardons espoir. L’espoir que les festivals de musique pourront avoir lieu. Des directives claires ont depuis longtemps été demandées par les organisateurs de festivals, le Hellfest en ligne de mire, qui a récemment écrit une lettre ouverte à la ministre pour avoir des réponses précises. Cette dernière, qui a entendu l’appel à l’aide de Ben Barbaud, a réuni en visioconférence plusieurs responsables de festivals français (Vieilles Charrues, le Cabaret Vert, les Francofolies de la Rochelle, etc.) ainsi que des représentants des deux principaux syndicats du secteur (Prodiss et SMA) afin de discuter d’un protocole de reprise pour cet été. 

« Roselyne Bachelot a bien entendu qu'il n'était, en aucun cas, souhaitable d'apporter une réponse unique à l'ensemble des festivals de musiques actuelles. Elle a précisé que des réponses justes et adaptées devraient être trouvées en fonction des jauges, des temporalités et des configurations » a écrit le SMA à la suite de cette réunion. 

Les festivals, qui pourront difficilement passer une deuxième année blanche sans y perdre au moins un rein, voire les deux, devront encore patienter une bonne dizaine de jours avant de savoir à quelle sauce ils seront mangés. Sur Twitter, le PRODISS a partagé un communiqué pour faire part de son inquiétude : « Nous attendons des réponses concrètes à cette échéance : des propositions claires du gouvernement sur les conditions et les modalités de la reprise et, le cas échéant, des décisions sur l’accompagnement du secteur dans ce contexte. » Le texte se termine sur ces mots : « Nous avons une responsabilité vis-à-vis de nos publics, celle d’être au rendez-vous de la reprise. Nous avons aussi une responsabilité morale et financière vis-à-vis de nos équipes, de nos partenaires, de nos prestataires et de nos territoires. » 

En effet, les risques sont nombreux (disparition totale de plusieurs festivals qui n’auront pas les finances pour tenir une année de plus dans ces conditions, par exemple) et les dommages collatéraux déjà énormes (salariés et intermittents sans travail, artistes dans l’impossibilité de tourner, le tourisme en berne, etc).

Si jamais la situation sanitaire ne permet pas une reprise, Trax écrit que la ministre précisera, au cas échant, « les mesures d’accompagnement et aides financières proposées par l’État. » Mais ce que les festivals espèrent, c’est que le 15 février prochain, la ministre annonce des mesures pour que l’organisation de ces événements puissent avoir lieu. Test PCR, jauge limitée, port du masque, vaccination obligatoire… toutes les possibilités doivent être étudiées. C’est, là aussi, une question de survie. 

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