La carrière (triomphante) de La Féline en 5 dates  

Après dix ans de carrière, Agnès Gayraud de La Féline revient pour Jack sur la première décennie de sa carrière. De l'anonymat au triomphe, puisque c'est le nom de son nouvel album à paraître le 27 janvier.

2007, les débuts parisiens. Depuis que j’ai six ans, j’écris des chansons. Au début des années 2000, je monte à Paris pour étudier dans une grande école. Je joue de temps en temps dans un café près du jardin du Luxembourg. Ils n’ont pas de sono, j’en achète une. Trois ans plus tard, le bar ferme, ils partent avec la sono ! En 2007, j’envoie une chanson avec des vocalises un peu bizarres à « Paris Jeunes Talents » et j’y suis remarquée. Sous substances, le programmateur de l’Espace B me compare à Nina Hagen qui aurait rencontré Jésus Christ. Après avoir vu le film de Jacques Tourneur, je décide de m’appeler La Féline.

2010, un fan inattendu. Je m’entoure de musiciens, en particulier le multi-instrumentiste Xavier Thiry, qui va rester mon alter ego et mon réalisateur attitré. Je sors un EP de six titres, en anglais, français et espagnol, « Wolf & Wheel ». Jarvis Cocker diffuse une des chansons de l’EP, Cœur bizarre (qu’il écrit Coer bizarre), dans son émission sur la BBC Radio 6.

2011, année de l’exportation. J’enregistre un EP de reprises, toute seule et avec une guitare électrique, la boîte à rythmes d’une Nintendo DS et ma voix, pleine de réverb. Ça donne « Echo » : Julee Cruise en personne me fait un compliment sur ma reprise d’Into the Night. Je pars vivre six mois en Californie. En jouant dans un quartier hispanique de San Francisco, je m’aperçois que les gens aiment la façon dont le français sonne, même s’ils ne le comprennent pas. C’est la langue que je choisis pour « Adieu l’enfance », mon premier album complet.

2013, des mauvaises passes mais une bonne surprise. Je traverse des moments difficiles, je ne me sens pas comprise. Je reprends la production du disque là où je l’avais laissée après un mauvais choix. Ce sera brut, sans chichis. Stéphane Alf Briat fait un mixage d’une grande justesse. Je rencontre Marc Collin, le seul directeur artistique de la place de Paris qui ne trouve ma musique ni trop spé, ni trop pop. Le disque sort sur son label, Kwaidan Records. Je commence enfin à avoir l’impression d’appartenir à une scène musicale.

2015, le temps de l’accomplissement. Mon disque « Adieu l’enfance » sort enfin : la réception dépasse mes espérances. Je fais plusieurs concerts, dont les premières parties de Daho et Dominique A. Je découvre le Performing Art Forum à Saint-Erme, où je décide d’enregistrer mon nouvel album. Je remonte à la surface, qui est plus ou moins trouble, et suis prête à me battre. Ce nouvel album s’appelle « Triomphe », du nom des processions désordonnées de bacchantes qui m’ont accompagnée mentalement durant toute sa création.

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