Le rock suisse est tout feu, tout flamme

On a longtemps pensé que la neutralité de la Suisse valait aussi pour sa musique. Raté. Ça chauffe sérieusement du côté de la scène rock alternative suisse. On a attrapé les principaux pyromanes.

Feu aux poudres. La mèche a été allumée il y a déjà quelques années par Peter Kernel, dont le bouillant boucan post-Pixies reste encore trop peu connu par ici : écoutez en priorité leur deuxième album, « White Death & Black Heart ». Depuis, la fièvre n’arrête pas de monter, grâce notamment au activistes genevois de Moi J’connais et de Bongo Joe, spécialisés dans le rock incandescent. Ces derniers mois, Bongo Joe a propulsé deux albums imparables : le premier album du duo Hyperculte, pétaradant en coup d’éclat dans une veine post-kraut dadaïste, et le deuxième album « Placid Faces » de The Staches, quatuor moulinant un raffut réjouissant entre garage et post-punk.

Pour en finir avec les clichés. Non, il n’y pas que les chants tyroliens composés dans des chalets pour exilés fiscaux et 2016 aura bien été une année faste pour la Suisse. On en retient aussi le deuxième album « Spagat der Liebe » du trio Klaus Johann Grobe, flottant joliment entre électro-pop et (néo)cosmic disco, le convulsif premier album « No Map » de J&L Defer, duo de Zurich adepte d’un free-rock bien déjanté, ou encore le splendide deuxième album « Sinon » de Meril Wubslin, avec un folk-rock psyché haut perché.

Helvètes underground. Stop ou encore ? Encore. Petite mais costaud, citons l’importance de la maison genevoise Cheptel Records,  éminemment fréquentable. En 2016, elle nous a offert le live électrisant des excellents Adieu Gary Cooper, le radieux premier album « C’était le soleil » du trio Temps des Nuits ainsi qu’une compilation Mostla, idéale pour découvrir l’univers (parallèle) du label. En 2017, Cheptel annonce également la parution du premier album de Zahnfleisch, un trio de krautrock sidéral. Et dans la foulée, Zaperlipopette !, quatuor au nom délicieux, déversera son fracassant post-free-math-kraut-noise-core (rayez la mention inutile) dans plusieurs villes de France.

Alors oui, 2017 sera suisse ou ne sera pas : on en met notre main au feu.

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