Pourquoi Neil Young n’a pas beaucoup dormi en 2016

Un album tous les six mois, une tournée mondiale sans fin et des rééditions à la pelle : la routine pour le songwriter hyperactif qui fêtera bientôt ses 71 ans. Et ça fait cinquante ans que ça dure.

« Can’t stop working », chante Neil Young sur la deuxième plage de « Peace Trail », son nouvel album studio attendu le 2 décembre. Enregistré en trio avec le vétéran Jim Keltner à la batterie et le bassiste Paul Bushnell, ce nouveau disque couleur folk boisé et auto-tune discret paraît six mois à peine après « Earth », le compte-rendu live de sa tonitruante tournée américaine anti-Monsanto aux côtés des épatants membres de Promise of the Real. Cette hyperactivité est devenue une habitude pour les fans du Loner, confrontés depuis le début des années 2000 à une déferlante de sorties impromptues, de rééditions diverses et de tournées à répétition. Le phénomène a même pris de l’ampleur en 2016, une année particulièrement chargée pour le papy que personne n’arrive à calmer.

En janvier, au Théâtre Mogador de Paris, Neil Young avait fait hurler lors des rappels. « Why do I keep fuckin’up » (« Pourquoi est-ce que je continue de foirer », en français) lançait-il au financier Édouard Carmignac, commanditaire d’un concert sur mesure (et hautement surréaliste) réservé à ses actionnaires. Le mois dernier, Paul McCartney l’invitait à reprendre des chansons des Beatles dans les sables de Coachella lors du festival Desert Trip, puis Roger Waters et Metallica l’ont rejoint fin octobre lors du rendez-vous annuel unplugged du Bridge School Benefit.

Au rayon industriel, Young, tout en continuant à promouvoir la cause perdue de son système Pono pour audiophiles, a aussi produit avec une maniaquerie maladive les ressorties en vinyle de son catalogue 1976-1979*, sans oublier les Blu-rays de Human Highway (une comédie zarbi de 1982 starring Dennis Hopper et Devo), et de l’incontournable film-concert de 1979 Rust Never Sleeps. Des shows en Asie, en Australie et en Amérique du Sud sont déjà programmés pour 2017, qui ne sera sans doute pas encore une année blanche en termes de nouveautés discographiques. Comme la rouille, Neil Young ne dort jamais.

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