Laurent Garnier, 5 bonnes raisons pour une Légion d'honneur

Ce lundi 2 janvier, Laurent Garnier est devenu le premier artiste de la scène électronique a recevoir la Légion d'honneur. Une distinction amplement méritée et on vous explique pourquoi en cinq raisons.

DJ respecté et ultra prolifique. Actif depuis plus de 30 ans, Laurent Garnier a tout simplement l’une des carrières les plus longues de la techno française. DJ résident au mythique club Haçienda à Manchester en 1987, au Rex Club et à l’An-Fer dans les années 1990, animateur sur Radio Nova, Radio FG, Fun Radio ou encore MaXximum, il n’a cessé de tutoyer l’histoire de cette musique, si bien qu’il est respectueusement surnommé « Papa » par l’ensemble de la profession.

Still awareLa gloire pourrait le blaser mais en fait non, Laurent Garnier reste un indécrottable shooté à la musique. Pour preuve, il écoute plus d’une centaine de titres par jour. Ce qui fait, d’après nos calculs, 700 tracks par semaines, 3050 par mois et plus de 36 500 par an.

Engagement. Laurent Garnier a indéniablement fait avancer « la cause », en contribuant à la normalisation et à la démocratisation de la techno. On se rappellera qu’en 1998, à une époque où celle-ci était considérée comme « une musique pour dégénérés, drogués et homosexuels », il a reçu la première Victoire de la Musique dans la catégorie « meilleur album dance de l’année » pour « 30 » et clôt son discours de remerciement par la revendication suivante :

« J’espère simplement que cette Victoire permettra à la techno de s’exprimer plus librement sans subir l’incompréhension et la répression rencontrée ces dernières années. »

Hymnes éternels. Hormis ses indéniables talents de DJ et de digger (plus de 55 000 disques chez lui), sa capacité à mettre en valeur les autres (il a co-fondé le légendaire label FCom), sa volonté de raconter la techno (avec la co-écriture de son autobiographie Électrochoc), Laurent Garnier a composé des hymnes qui ont marqué et marqueront encore des générations de clubbers. Rappel :

Belle personne. Une notoriété internationale est bien souvent synonyme d’égo hypertrophié. Ce n’est pas le cas de Garnier qui, à l’inverse des dérives commerciales d’un Richie Hawtin ou des pétages de plomb d’un Ricardo Villalobos, a relativement su garder la tête sur les épaules. Des valeurs simples qu’il explique par une éducation à la dure (ses parents étaient forains et, jeune, il a bossé en cuisine) et qu’il applique dans le business : fidèle en amitié, il est présent depuis 2003 aux Nuits Sonores de Lyon, entame sa sixième édition de It is what it is sur Radio Meuh et organise depuis 2011 le Yeah ! Festival à Lourmarin, festival plus proche du rendez-vous familial que de l’usine à billets verts.

Crédit photo ouverture : Jacob Khrist

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