Dans la cuisine de Moroder avec Pete Bellotte

Des hits de Donna Summer à la B.O. de Scarface, Pete Bellotte, le collaborateur phare de Giorgio Moroder entre 1974 et 1983, dévoile les secrets de fabrication de trois classiques electro-disco.

Love To Love You Baby, Donna Summer (« Love To Love You Baby », 1975)

« La disco existait déjà en 1975, mais le son de la grosse caisse et de la charleston qui marquent les quatre temps ont été popularisés par Love To Love You Baby. L’idée nous est venue des Crusaders, qui venaient de publier le titre Sugar Cane, sur lequel le batteur jouait ces fameux quatre temps. C’était révolutionnaire ! Rock the Boat de Hues Corporation est sorti au même moment avec ce motif de charleston qu’on appelait pea soup (soupe de pois) à cause de son effet splash. On a repris ces deux éléments et c’est comme ça que la disco est entrée dans sa deuxième phase. »

Hot Stuff, Donna Summer (« Bad Girls », 1979)

« Mon background est rock et Hot Stuff est un morceau disco-rock. Neil Bogart, le patron de Casablanca Records, nous avait loué un studio très luxueux pendant un mois entier. C’était de l’argent foutu en l’air, pas étonnant que Casablanca ait fait faillite ! J’étais dans la cuisine du studio et Giorgio travaillait dans la pièce d’à côté quand le refrain de Hot Stuff s’est mis à trotter dans ma tête. Je me suis mis au piano et dix minutes plus tard, la chanson était finie. Un autre coup de chance. »

Scarface (Push It To The Limits), Paul Engemann (« Scarface : Music From The Original Motion Picture Soundtrack », 1983)

« Le tournage de Scarface était presque terminé, il fallait rendre la bande-son mais nous n’avions pas de chanteur. On a fait passer des tas d’auditions, dont une avec Andy Gibb des Bee Gees, mais rien ne marchait. C’est Paul Engemann, le frère de la copine de Giorgio, qui a fini par chanter. Paul Jackson Jr., ou peut-être Steve Lukather, joue le solo de guitare. Les meilleurs guitaristes étaient très contents de venir à ces séances car il était payé trois fois le salaire normal. À l’époque, on pouvait se payer qui on voulait, il n’y avait pas de limites. C’étaient les années 1980… »

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