Un nouveau clip pour Bon Voyage Organisation

Quelques heures après son concert avec Breakbot à l’Olympia, Adrien Durand a fait une escale chez Jack pour nous parler de Bon Voyage Organisation. La disco aérienne, Véronique Sanson, les potes de La Femme et un clip en exclu… Attachez vos ceintures.

Scoop : on peut enfin recommencer à danser en France. Ce changement de cadence, on le doit notamment à Bon Voyage Organisation (ou BVO pour les intimes) depuis leur signature en 2015 sur le label de La Femme – Disque Pointu. Sorte de chainon manquant entre Magma, Cerrone, Gold, le Miles Davis période funk et la disco chinoise du futur, le groupe d’Adrien Durand possède ce groove unique qu’on a tenté de décortiquer avec le principal intéressé.

Avant de te faire connaître avec Bon Voyage Organisation, ton groupe s’est successivement appelé Les Aéroplanes puis Bon Voyage, tout court. Les noms de groupe, c’est un peu la tannée non ? BVO, est-ce vraiment le nom définitif ?

Adrien Durand : En fait, le nom je m’en fous un peu, tout ce qui est avatar c’est pas trop mon truc. La raison pour laquelle ça s’appelait Bon Voyage avant, c’est parce que j’aimais beaucoup le disque de Haruomi Hosono, « Bon Voyage co. ». Puis, après, on a voulu appeler ça Orchestre Bon Voyage mais l’acronyme OBV c’était pas terrible. Donc : Bon Voyage Organisation, soit BVO.

Bon Voyage Organisation, c’est finalement assez logique, puisque j’ai entendu que tu avais une théorie à propos des compagnies aériennes qui auraient permis, dans les années 1970, l’explosion de la disco à travers le monde.

Adrien Durand : Effectivement, je pense que la mondialisation de la musique correspond à l’essor de l’aviation à réaction ; et finalement, c’est exactement la même chose que les G.I. américains débarquant en Europe avec leurs 45t d’Elvis. Déjà à l’époque ils n’arrivaient pas en bateau – trop long – mais par avion. Le fait de pouvoir voyager plus loin, plus vite, a beaucoup joué.

En lisant les interviews que tu as jusque-là données, j’ai l’impression que tu n’es jamais vraiment satisfait par les questions qu’on te pose. Je me trompe ?

Adrien Durand : On en revient à la citation d’Elvis Costello : « Écrire sur la musique c’est comme danser sur l’architecture… » Il faut dire que la musique en France est terriblement consensuelle et c’est pour ça que je suis content qu’un groupe comme La Femme existe. En général, les gens n’ont pas grand chose à raconter et j’ai toujours l’impression que les journalistes sont émerveillés dès qu’une basse-batterie sonne correctement. En Angleterre, ça n’impressionne personne ! Personnellement, je ne suis pas intéressé par le discours technique sur la musique, en revanche parler précisément des références, ça oui. Pour le dernier EP (« Géographie »), je suis plutôt du côté de Véronique Sanson et des années 1980 que du côté de Miles Davis et Herbie Hancock.

Dans le clip de Mirage sur le Nil (réalisé par Visions Particulières), on découvre des choses surprenantes et assez inattendues, tu peux nous expliquer ?

Adrien Durand : Dans ce clip, il y a toutes les idées qui m’obsèdent un peu : le futur, la distraction, l’agriculture, la construction… Comme pour tous les musiciens, ce qui m’excite ce sont les changements dans le monde et j’aimerais que ma musique puisse illustrer ça. Ce qui me fascine dans l’histoire de la Chine, par exemple, c’est le gigantisme. Des milliers de grues partout à Wuhan (où nous avons joué récemment) avec une impression de renouvellement constant et le sentiment qu’il y a beaucoup moins d’individualisme à cause des 70 ans de communisme. Disons, pour résumer, que la course vers l’avenir des Chinois me semble beaucoup plus fascinante que la vie des gens sur Instagram.

Un album est en cours de préparation pour 2017.
https://bonvoyageorganisation.com/

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