Le saviez-vous ? Sébastien Tellier a aussi écrit de superbes musiques de film

On le sait peu, mais en marge de sa discographie jugée excentrique, le barbu de l’Eurovision 2008 compose également depuis 15 ans des Bandes Originales de toute beauté, à la fois loin de l’idée qu’on pourrait se faire du bonhomme, mais également conforme à ses goûts d’esthète. Avant le nouvel album "Domesticated", cinq bonnes raisons de réécouter Tellier sans les images.

Comme ses idoles Gainsbourg (Requiem pour un con), Christophe (la fantastique B.O. de La Route de Salina) ou même Polnareff (La folie des grandeurs), Sébastien Tellier s’est lui aussi frotté au grand écran et il a même laissé quelques poils à l’intérieur. La prochaine fois qu’un voisin de table vous reparlera de La Ritournelle, vous pourrez désormais lui rétorquer que Sébastien a également donné dans la « Telliervision ». On refait le film.

Narco (2004). La première fois que le Français s’est décidé à passer à l’acte, c’était pour le film de Tristan Aurouet et Gilles Lellouche, avec Benoît Poelvoorde et Guillaume Canet. Si le pitch du film n’est pas passé à la postérité, la musique écrite par Tellier, plein de flutes et de Fender Rhodes, mérite amplement le détour. Du grand « Tellos » orchestral où l’on découvre qu’en plus d’être chanteur du troisième degré, le garçon sait faire vibrer les violons.

Steak (2007). Attention, film de chevet. Le deuxième long du tout aussi fou Quentin Dupieux est et reste l’un des « must be seen » des années 2000, et la B.O., encore une fois, n’y est pas pour rien. Certes, Tellier n’a pas composé tous les titres, mais sa participation sur plusieurs titres bien bien fous (Chivers as a female, Hashisvers, Toizelle) apportent une dose de stupidité à ce film ovni où, bonus, Tellier fait également une apparition dans l’une des nombreuses scènes cultes.

Saint Amour (2016). C’est ce qu’on appelle une Dream Team de gens portés sur la bibine. Pour leur film consacré aux grands crus avec Gérard Depardieu, Kervern et Délepine s’offrent Tellier sur trois titres très versaillais période Louis XIV, et le résultat, bien que court (3 titres seulement) montrent une nouvelle face de Tellier, plus royaliste et avec des motifs fleurs de lys sur la chemise à jabot. Encore une fois, arrangements et productions sont largement au dessus de la mêlée. L’occasion de rappeler que crise oblige, plus personne ou presque ne compose de musique originale pour le cinéma, dévasté par les compilations de vieux titres réutilisés jusqu’à la corde.

Marie et les Naufragés (2016). Loin des productions hollywoodiennes, Tellier creuse son propre sillon. Entre deux albums, et loin de se la couler douce, il tombe 13 titres sublimes et instrumentaux destinés au film de Sébastien Betbeder et où, tiens tiens, on entrevoit un gourou raélien ressemblant comme deux gouttes d’eau à celui du Tellier période « My god is blue ». Encore une fois, une réussite artistique où les connaisseurs reconnaitront le gimmick du Look de Sexuality planqué sur le titre Deux en un, qui porte bien son nom.

A Girl is a gun (2017). Dernière B.O. en date, celle de la série de Mathieu Tonetti, en dix épisodes (et avec Denise Richards). Parfaite synthèse de tous les soundtracks précédents, A girl is a gun s’avère plus électronique mais toujours aussi sensuelle, à la limite de l’érotique avec une fascination évidente pour le maitre en la matière : Giorgio Moroder. Ils ont la barbe et les lunettes en commun ; avec le talent, ça fait trois bonnes raisons de se descendre ces 11 titres cul sec.

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