Lana Del Rey annonce déjà un deuxième album pour 2021

L’omniprésence de Lana Del Rey dans les bacs pourrait laisser penser qu’elle cherche à se remplir les poches. Faux : c’est surtout que son esprit semble déborder d’idées créatives. À tel point que l’Américaine, quelques jours à peine après avoir publié « Chemtrails Over The Country Club », vient de révéler la sortie de « Rock Candy Sweet ». Rendez-vous le 1er juin !

L'économie de la musique est telle qu'un artiste, s'il veut survivre, se doit d'occuper l'espace médiatique en permanence. Lana Del Rey n'échappe pas à cette règle, elle en précise même davantage les contours avec l'annonce d'un nouvel album à paraître ces prochains mois, deux jours à peine après avoir publié « Chemtrails Over The Country Club ». Le rythme est soutenu, il s'est même intensifié ces dernières années (rappelons que « Norman Fucking Rockwell » est sorti en 2019, « Violet Bent Backwards Over The Grass » en 2020). Mais il faut croire que l'Américaine a des choses à dire :

« Je veux juste vous remercier une nouvelle fois pour les articles de qualité comme celui-ci (en référence à un papier moqueur d'Harper's Bazaar, ndr) et pour m'avoir rappelé que ma carrière s'est construite grâce à l'appropriation culturelle et la glorification des violences domestiques, a-t-elle posté sur Instagram. Je vais continuer à défier ces pensées sur mon prochain disque, à paraître le 1er juin et intitulé “Rock Candy Sweet” ».

On ne sait pas encore si ce neuvième album sera une fois encore coproduit par Jack Antonoff (St. Vincent, Taylor Swift). Il est en revanche évident que « Rock Candy Sweet » sera très différent de « Chemtrails Over The Country Club », un disque où elle « reprend Joni » et « danse avec Joan ». Comprendre Joni Mitchell (dont elle revisite joliment le For Free aux côtés de Weyes Blood et Zella Day !) et Joan Baez : deux icônes du Laurel Canyon, deux figures mythiques des années 1970, cette décennie au sein de laquelle Lana Del Rey ne cesse de s’abreuver, tantôt à travers des textes évoquant une Amérique fantasmée, tantôt via des orchestrations de cordes tellement élégantes qu’elles feraient passer Neil Young pour un bourrin.

À l’écoute de « Chemtrails Over The Country Club », et vu l’idée globale prochainement développée sur « Rock Candy Sweet », on sent malgré tout Lana Del Rey animée par un esprit de revanche. Trop superficielle, raciste, naïve au point de glamouriser les relations amoureuses abusives : la songrwritrice a été taxée de tous les maux, et nul doute que la déconstruction de son statut d’icône pop, entamée ces dernières années, s’entend comme une réponse à ces nombreuses attaques, souvent injustifiées.

Sur « Chemtrails Over The Country Club », cela donne naissance à des titres ambivalents (Let Me Love You Like A Woman), voire carrément accusateurs (Dark But Just A Game, où elle rappelle le caractère anxiogène de l’industrie musicale), mais aussi à des clips où elle se délaisse de son costume de cowgirl californienne pour enfiler celui du rougarou. Soit l'énième métamorphose d'une artiste capable se transformer à chaque album (en hippie-folk, en pin-up, en femme fatale, etc.), et visiblement prête à aller au bout de ses idées sur son neuvième long-format d'ores et déjà très attendu.

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