L’histoire fumeuse de la pochette du “Catch A Fire” de Bob Marley

En 1973, Bob Marley s’exporte enfin hors de la Jamaïque grâce à l'album “Catch A Fire”. Son amour de la marijuana est alors connu de tous étant donné que la pochette le représente fumant un gros joint. Mais avant cette cover, le chanteur de reggae le plus célèbre au monde avait eu l’étrange idée de sortir son vinyle… en forme de briquet.

S’il y a bien une chose pour laquelle Bob Marley est réputé, outre sa musique, c’est sa consommation (excessive) de weed. Cela se retranscrit dans sa musique et tout ce qui l’entoure, dont les pochettes de l'album “Catch A Fire”. Histoire d'être raccord avec le titre du disque, la première version, sortie uniquement en Jamaïque, représente un énorme briquet. Conçue par Rod Dyer et Bob Weiner, elle sera très vite remplacée par un gros portrait de Marley au moment où le chanteur explose auprès du grand public.

Contrairement aux vinyles classiques, le disque ne se retire pas sur le côté droit de l’objet, ni sur la gauche d’ailleurs. En tant que bon fanatique de ganja, Bob Marley a voulu recréer l’esthétique des Zippo. Par conséquent, la pochette originale du vinyle s’ouvre comme le fameux briquet. L’album a une apparence totalement unique en son genre, avec des coins arrondis et une jointure qui permet d’ouvrir la pochette en deux. Une fois ouvert, un gros autocollant forme l’intérieur du Zippo, collé sur le vinyle.

Tout comme l’autocollant banane de Warhol pour le Velvet quelques années plus tôt, les vinyles de “Catch A Fire” en mode Zippo étaient limités à 20 000 exemplaires. Heureusement, puisque les Wailers en ont vendu moins de 15 000 à sa sortie en Jamaïque, avant de s’exporter dans le monde entier.

Et puis finalement, ça y est : en 1975, Bob Marley devient une star. Dès lors, l’album “Catch A Fire” ressort sous le nom de Bob Marley and The Wailers avec une pochette bien différente de l’originale. Bien sûr, la consommation de cannabis reste au cœur de l’art du chanteur de reggae. Pour cette nouvelle cover, ils choisissent donc un joli portrait de Bobby, gros pétard au bec. 

C’est Chris Blackwell qui a eu l’idée de cette pochette. Il était alors le patron d’Island Records (label des Wailers) et surtout l'une des principales figures de l’exportation du reggae aux Etats-Unis. La photo a été prise par Esther Anderson, photographe et amie de Bob Marley. Pendant de longues années, elle a suivi le Rastarafi en chef et son groupe, les photographiant constamment. La Jamaïcaine a même réalisé le film Bob Marley : la Naissance d’une Légende en 2011.

Entre-temps, après le succès massif acquis par Bob Marley, la pochette initiale de “Catch A Fire” est devenue connue de tous. Du coup, une réédition de l'album a vu le jour en 2001 avec le premier artwork du disque pour les vrais aficionados du chanteur.

La dimension stratosphérique qu’a pris Bob Marley (d’un point de vue musical) part de “Catch A Fire”. Après cet album, rien ne sera plus comme avant dans la vie du chanteur qui a introduit le reggae auprès du grand public, de plus en plus tenté par l'idée de s'en griller une. On parle évidemment de la pochette.

A lire aussi

  • Qui sommes-nous

    Pour en savoir plus sur JACK.
    VOIR LA PAGE
  • Newsletter

    Le meilleur de JACK dans votre boîte mail.

  • Contact

    JACK aime les projets, idées, remarques, mais aussi les câlins.
    CONTACTEZ-NOUS