Back to black pour Sharon Jones

Celle qu’on surnommait « la reine de la funk » vient de rejoindre le royaume de l’au-delà : Sharon Jones vient de décéder d’un cancer du pancréas à l’âge de 60 ans. God saves that queen.

Drôle de carrière que celle de Sharon Lafaye Jones. Alors que tant d’autres chanteuses R’n’B terminent leur carrière dans la trentaine, la chanteuse débute la sienne à 40 ans, en 1996, qui plus est à une époque où le son de Motown a depuis longtemps été remplacé par celui des home studios robotisés. S’en suivra une carrière à rebours de tous les clichés, après que Sharon a fait ses armes en tant que gardienne de prison à Rikers Island puis convoyeuse de fond. Repérée par Lee Fields, elle fait ses premiers pas dans la funk, aux chœurs, derrière « le petit James Brown ». La machine est lancée.

De ces années brutes de décoffrage, Sharon conservera pendant ses quinze ans de carrière un sens du vrai qui transpire à l’écoute de ses nombreux albums enregistrés avec les Dap-Kings, son backing-band de luxe qu’on retrouve également derrière Amy Winehouse sur six chansons de « Back to black ». Fan de gospel et intègre jusqu’au bout des ongles, elle laisse derrière elle plusieurs albums mémorables, dont son « Give The People What They Want » (nominé aux Grammys 2014), ainsi qu’une piqure de rappel pour toutes les chanteuses R’n’B qui trop souvent confondent comptes en banque et chants avec du coffre. Celui de Sharon Jones était plus que fort. Et avec son départ, la black music perd encore l’une des clefs de son succès d’antan.

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