Toutes les chansons de Bowie vendues à Warner pour 250 millions de dollars

On ne sait pas si l'auteur de "The man who sold the world" aurait apprécié la coïncidence : cette vente intervient presque 6 ans jour pour pour après la disparition du Thin White Duke, le 10 janvier 2016.
  • Ne dites plus "j'achète la rue de la Paix !", mais plutôt "j'achète tout David Bowie !". C'est vrai, depuis quelques mois, l'industrie de la musique ressemble à une immense partie de Monopoly où les vieux héros, morts ou vivants, ressemblent tous à des pions sur un gros échiquier - ça rime avec chéquier. La règle du jeu : revendre l'intégralité de ses droits à l'une des trois majors (Warner, Universal, Sony) ou à un fonds d'investissement, et rafler le pactole qui, outre le fait d'être intéressant fiscalement, permet aux musiciens de financer leurs retraites bien méritées, voire d'anticiper une partie de l'héritage pour les générations futures. Ce fut le cas, en 2021, pour Neil Young, Bob Dylan ou David Crosby. 

    En 2022, c'est Bowie qui ouvre le bal, si l'on peut dire, presque 6 ans après sa mort. Les héritiers en charge de l'oeuvre ont tout bonnement liquidé l'ensemble pour un montant estimé à 250 millions de dollars, et cette fois, c'est Warner qui a gagné la partie. Pour ce prix là, la major repart avec les droits d'édition sur 26 albums studio et des tubes comme Let's dance, Changes ou encore Heroes. Dans les faits, cet accord stipule donc que chaque centime gagné lors d'une diffusion à la radio, dans un film, une pub ou sur les plateformes de streaming ira désormais dans la poche de Warner - même si l'on ne sait pas ce qui l'en sera pour le futur, dans l'éventualité quasi certaine où Bowie continuerait à publier des albums inédits. 

    La véritable grande question, à ce stade, reste de savoir comment le plus grand artiste anglais peut valoir deux fois moins que Bruce Springsteen : voilà quelques semaines, The Boss vendait également son catalogue (à Sony, cette fois) pour 550 millions de dollars. Pas certain qu'avant de partir, Bowie ait eu le temps d'inculquer l'art de la négociation à sa famille. 

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