Le « Fun House » des Stooges a 50 ans (et un coffret XXL va sortir pour fêter ça)

Le label Rhino, qui a déjà sorti plusieurs rééditions de l’album culte des Américains, revient à la charge pour les 50 balais. Cette fois-ci, il s’agit d’un coffret avec 15 vinyles destiné aux fans hardcore, prévu pour le mois de juillet.

Édition limitée à 1970 coffrets et pas un de plus. Aujourd'hui, Iggy Pop lance des collections de maillots de bain et a des sachets de café à son effigie, mais en 1970, l’iguane sortait « Fun House » avec ses compères. Ce disque bestial et hors norme a contribué à la définition du terme « rock ». Il l’a enrichi et lui a donné du corps. Comparé au disque précédent (« The Stooges ») qui n’avait que trois bons morceaux dans son chapeau (1969, I Wanna Be Your Dog et No Fun), il n’y a rien à jeter sur « Fun House », au point donc de sortir, dans un (énième) coffret, TOUS les enregistrements liés à l’album : les prises ratées, les discussions, les sons de cassette ou encore les faux départs. Si écouter Iggy dire qu’il n’entend pas très bien le son dans l’oreille gauche ou Ron Asheton avouer qu’il a commis une erreur, alors il faudra être rapide : Rhino sort ce coffret en édition limitée, 1970 au total. 

On recommence. L’idée de pouvoir reconstituer les pièces du puzzle en suivant l’enregistrement du disque comme il s’est produit à l’époque est bien évidemment le point fort du coffret. Une manière d’intégrer le studio des Stooges et de regarder par un trou de souris les techniques mises en œuvre pour capter toute la puissance et la force du groupe. En appliquant un principe simple (une journée = un morceau), le producteur Don Galluci (qui à 16 ans tenait le piano sur le Louie Louie des Kingsmen) n’a pas hésité à faire faire, refaire et refaire faire aux musiciens chaque chanson pour arriver au résultat attendu (c’est lui qui a eu l’idée de l’enregistrement « live en studio »). Le jeu de Ron Asheton sur l’album, efficace, lourd et viscéral, a totalement chamboulé la vision que l’on se faisait d'un guitariste rock. 

Miles Davis est dans la place. Le dernier vinyle, le numéro 15, est un live du groupe à New York dans un club de Manhattan (l’Ungano’s) quelques jours après la sortie de « Fun House ». Dans le livre Please Kill Me: The Uncensored Oral History of Punk publié par Legs McNeil et Gillian McCain en 1996, ce concert était apparemment incroyable. Miles Davis et Johnny Winter étaient présents tandis que sur scène, la violence et l’électricité étaient plus que palpables. En plus des 15 galettes, un livre de 28 pages, avec des mots écrits par Henry Rollins (Black Flag), Flea (Red Hot Chili Peppers), Thurston Moore (Sonic Youth) ou encore Tom Morello (Rage Against the Machine), sera glissé dans le coffret. 

La réédition pour les 50 ans sortira le 17 juillet 2020 au prix de 370 euros. Plus d'infos par ici.

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