Covid-19 : et si les festivals ne revenaient pas avant 2022 ou 2023 ?

Ce sont certains organisateurs de festivals qui ont émis eux-mêmes cette terrible hypothèse. Heureusement, des alternatives existent, et permettent d’entretenir un mince espoir.
  • Dans une interview accordée à RTS, relayée par Trax Magazine, Jean-Yves Cavin, directeur du Cully Jazz Festival, s’est montré peu optimiste quant au maintien des différents festivals hexagonaux l’année prochaine : « Faire venir plusieurs dizaines de milliers de personnes au même endroit en quelques jours c’est quelque chose qui n’est pas envisageable pour avril prochain. C’est même quelque chose qui n’est certainement pas envisageable pour 2021. »

    Même son de coche du côté de Marc Geiger, cofondateur de Lollapalooza, qui estime que « les six prochains mois pourraient être plus douloureux que les six mois précédents et peut-être que les six mois suivants le seront encore plus ».

    Parmi ces terribles nouvelles, hélas réalistes, quelques signes positifs se distinguent. La possibilité pour les organisateurs de mettre en place des évènements virtuels, sur le web, afin d'entretenir un lien vaguement étroit entre le public, les artistes et le festival en lui-même.

    La possibilité également pour les évènements de maintenir les dates initiales tout en s'adaptant aux mesures sanitaires. À l'image du festival Hip Opsession à Nantes qui, début octobre, avait opté avec une réussite certaine pour une programmation allégée et différents évènements en marge des concerts (ateliers d’initiation au beatmaking et beatbox, conférences, tables rondes, documentaires, etc.).

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    On vous donne rendez-vous du 2 au 6 décembre pour les #TRANS2020 Visuel par @kelseybrookes

    Une publication partagée par Trans Musicales (@transmusicales) le

    À Rennes, le même schéma devrait se reproduire avec les Transmusicales, dont le maintien du 2 au 6 décembre prochains, a été confirmé la semaine dernière. Certes, avec une jauge réduite, des concerts assis dans des salles de moins de 750 places, un port du masque obligatoire et une programmation réduite de moitié (44 artistes, « seulement »), mais tout de même, ne boudons pas notre plaisir de voir une telle institution du paysage musical français (et international) se dérouler (presque) comme prévu. « On pourra danser sur sa chaise ! » plaisante Jean-Louis Brossard, programmateur des Transmusicales, dans une interview à Ouest-France. Dans le contexte actuel, on se dit que c’est déjà pas si mal.