Connaissez-vous le plus grand fan de Daft Punk around the world ?

À 17 ans Djamel tombe sur le clip de « One More Time » du duo français alors qu’il bosse au McDonald. Depuis, il s’est auto-proclamé « plus grand fan de Daft Punk », animait jusqu’en 2016 une page Facebook de 500 000 fans et collectionne encore tout ce qu’il trouve en lien avec les robots masqués.

Pour Djamel, on peut imaginer qu’un monde s’est écroulé le 22 février 2021. Ce jour-là, les Daft Punk décident de mettre le point final à une carrière de 28 ans en publiant une vidéo annonçant la fin de l’aventure. Une séparation, c’est toujours brutale, douloureux.

Depuis 2001, et ce fameux jour où le jeune homme tombe sur le clip de One More Time à la télévision, Djamel consacre une partie de sa vie a duo français. Il se fait tatouer le nom du groupe sur l’épaule droite, voyage à la recherche de goodies, a crée un blog (DaftWorld) en 2005 pour y partager des vidéos, des fausses informations sur le groupe (histoire de faire perdurer le mythe) et a fini, à force d’essayer, par rencontrer ses idoles à plusieurs reprises. Il a même partagé des photos du duo démasqué sur le web.

Il raconte à Konbini comment il a, par exemple, assisté à une émission de promo en 2007 : « J'étais au courant qu'ils devaient faire une promo à Radio FG, donc je me suis ramené le matin à 10 heures alors qu'ils arrivaient dans l'après-midi. Un type m’a dit que j’assisterai à l’émission. Là j’ai pleuré. J’ai demandé à Antoine Baduel (ndlr - Directeur de Radio FG) pour récupérer les canettes dans lesquelles ils ont bu. Là dedans, il y avait leur ADN. »

S’auto-proclamer plus grand fan, animé une page Facebook avec des milliers d’internautes, relayer des fake news… Fatalement, Djamel a eu plusieurs retours de bâton dans les pattes. Des fans l’ont accusé d’être un psychopathe, de stalker le duo français, de n’être qu’un collectionneur et non un fan. Des critiques avec lesquelles DaftWorld a dû apprendre à vivre.

Certains fans de musiques sont prêts à tout, ou presque, pour leurs idoles. C’est le cas de Djamel, même si l’homme confesse s’être calmé avec l’âge et l’arrivée de nouvelles responsabilités (famille, enfants, maison à payer, etc.). S’il a déjà une multitude d’objets de collection, allant d’un disque d’or à des figurines en passant par les fameuses canettes de Coca Cola, la fin des Daft rime-t-elle avec la fin de sa collection personnelle ? « D’un côté, ça m’enlève un poids vu que je n’aurai plus la collection d’objets à continuer ; ça m’a pris beaucoup de temps mais je peux encore la peaufiner un peu, il y a toujours quelques petits artefacts à choper… », raconte l’homme au site Tsugi, qui a pris de ses nouvelles après la séparation du groupe. On ne s’arrête pas d’être fan du jour au lendemain. 

Si la fin de son groupe préféré est une déchirure, Djamel savait que ce moment allait finir par arriver un jour. Par contre, « pour moi, c’est une pause. Je pense que pour l’instant, ils veulent se concentrer sur leur carrière solo. Ensemble, sous Daft Punk, ils n’ont plus rien à apporter, les quatre albums à eux seuls expliquent tout. Ils ont bouclé la boucle avec « RAM » parce que c’était un peu un « Discovery » plus musical, avec de vrais musiciens, de vrais instruments ; ils ont bouclé leur discographie. S’ils refaisaient un nouvel album, ce serait se répéter. Ils reviendront quand ils le sentiront… », expose Djamel à Tsugi. S’ils reviennent... Mais en tant que fan numéro 1, DaftWorld garde espoir. 

Crédits photos : @DaftWorld

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