La carrière ingérable de Foxygen en 4 dates

Comment les deux mecs les plus outsiders de leur collège, Jonathan Rado et Sam Mendes, ont formé le plus incontrôlable des groupes psyché des années 2010 ? Avant la sortie du nouvel album « Hang », on a été leur poser la question.

2003 : les années collège

Jonathan Rado : « Nous nous sommes rencontrés à l’âge de 12 ans, à l’époque middle school [l’équivalent du collège français, ndlr], à Westlake Village, en banlieue de Los Angeles. Rien à signaler, on s’ennuyait comme plein d’ados. C’est la musique qui nous a rapprochés. J’avais un groupe de rock spécialisé dans les reprises des Doors. Je jouais de la guitare comme Robby Krieger ! Un jour, Sam est passé à une de nos répétitions et il a rajouté plein de sons bizarres à nos enregistrements. J’ai aimé mais pas le reste du groupe. Nous nous en sommes donc débarrassé ! »

2005 : premier album dans les brocantes

Sam Mendes : « C’est notre premier véritable enregistrement, fait sur un programme nommé Acid. Le disque s’appelait Electric Sound Machine, un mélange de classic rock et de sons de jeux vidéo. Après, on n’a pas fait autre chose que de fouiller dans les brocantes pour trouver des instruments et des machines qui valaient le détour, enregistrer, enregistrer et encore enregistrer. C’est ce qui nous maintient en forme, avec les cocktails du Château Marmont. Sinon, c’est l’ennui mortel. Nous avons sorti des albums pas forcément officiels comme « Ghettoplastikk » (2007) ou « Kill Art » (2009), avant d’être signés pour « Take The Kids Off Broadway » (2012). »

2013 : Le gros carton mondial

Jonathan Rado : « C’est la sortie de l’album qui nous vraiment révélés au public, « We Are the 21st Century Ambassadors of Peace & Magic ». Il respecte notre amour pour la musique californienne des années 1960 tout en allant voir du côté de la pop anglaise. Il a été mûri pendant des années… Et le producteur Richard Swift nous en fait quelque chose de génial, de très abouti. C’était presque trop parfait, donc nous avons préféré retourner à l’improvisation sans trop réfléchir avec « … And The Star Power », un an plus tard, qui a été enregistré en une semaine. Une manière expéditive de résoudre notre fantasme de l’album culte. »

2017 : le retour à Broadway

Sam Mendes : « Nous sortons notre quatrième album, « Hang », qui est le fruit d’un long processus et d’un autre désir : faire quelque chose d’orchestral, de grandiose. Voire de décadent. Nous l’avons enregistré uniquement en prises live à Los Angeles, chez Electro Vox, où il n’y a que de très vieux instruments. Matthew E. White nous a prêté main forte sur les arrangements, car lui sait écrire la musique. Cet album, nous l’avons envisagé comme un show de Broadway, où je joue beaucoup avec mon chant. On me dit que ma voix évoque celle de David Bowie : je n’ai pas cherché à l’imiter, mais c’est un super compliment puisqu’avec Sinatra, il fait partie des chanteurs qui m’ont aidé à libérer ma personnalité. »

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