Alleluia : le gouvernement reconnait les disquaires comme des "commerces essentiels"

Si le pays devait se reconfiner, les disquaires, ainsi que les libraires, pourront rester ouverts en tant que « commerces essentiels », selon un décret du 26 février. Une bonne nouvelle, mais qui ne suffira pas à satisfaire un secteur culturel toujours plus mobilisé pour sa survie.

« Les librairies et les disquaires sont des commerces essentiels. Cela n’a jamais fait aucun doute. » Ces mots sont ceux de Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, qui se réjouit d’un décret apparu dans le Journal Officiel ce 26 février. Celui-ci vient modifier les précédents décrets listant les commerces dit « essentiels » pouvant rester ouverts durant les confinements. Et c’est officiel : libraires, disquaires mais aussi magasins de vidéo en font désormais partie.

Pour autant, la mobilisation du secteur culturel ne faiblit pas. Le 28 février, le Parisien accueillait une lettre ouverte à Manu signée par 20 institutions représentant toutes les branches du secteur culturel. Parmi les signataires, on retrouve la SACEM, à l’initiative du projet, le SMA, le PRODISS ou encore Technopol, qui appelait déjà à la création de Zones d’Urgence Temporaires de la fête. L’appel a lieu un an exactement après les premières restrictions du domaine de la culture. Il s’agissait alors d’empêcher les rassemblements de plus de 5000 personnes. Ceux-ci n’ont pas été réautorisés depuis. Ainsi, le secteur musical a vu ses revenus baisser de 76 %, et le spectacle vivant a vécu pire encore, avec 90 % de diminution.

La principale revendication est la présentation immédiate d’un calendrier de reprise d’activité, permettant d’enfin obtenir une visibilité sur ce qui sera possible dans les mois qui viennent. L’objectif est d’éviter un traumatisme comme celui du mois de décembre, où la réouverture des lieux culturels prévue pour le 15 décembre avait été repoussée à peine quelques jours plus tôt. « Le pire, pour moi, c'est qu'on soit fermé pour des mauvaises raisons. Pas pour des raisons sanitaires, mais d'exemplarité. Pour que les restaurateurs ne soient pas tous seuls » assène Bertrand Thamin, président du Syndicat national du théâtre privé.

Les signataires comparent la situation avec celle du reste de l’Europe. En Espagne et en Italie, les lieux culturels ont rouvert dans plusieurs parties du pays. Le Royaume-Uni, fort d’une vaccination rapide, a récemment présenté un calendrier au monde de la culture, espérant une reprise d’activité en juin. Dans la foulée, les festivals du mois d’août ont annoncé leur maintien, amenant un espoir nouveau. En un week-end, 170 000 places ont été vendues, dont la totalité des pass du festival de Reading. Une situation restée bien trop longtemps inédite.

On le sait, plusieurs pistes sont étudiées, dont celle des concerts-test. Mais la situation reste encore difficilement tenable pour la majeure partie du secteur culturel. Dans un signe d’unité, la lettre a ensuite été partagée par de nombreux acteurs, comme le SNEP, ainsi que de nombreux festivals, via le hashtag #RebranchonsLaCulture. Une solidarité dont on espère qu’elle portera ses fruits.

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