200 acteurs de la musique électronique signent une charte contre le sexisme

En signant un code de bonne conduite contre les agressions sexuelles et les discriminations sexistes publié par l’Association pour la Musique Électronique (AFEM), 200 structures de ce secteur se positionnent pour créer un environnement de travail plus sûr pour tous et toutes.

Les rares chiffres qui existent sur la question du harcèlement dans l’industrie musicale font froid dans le dos. Selon une enquête exploratoire menée par le collectif CURA en 2019, 31% des femmes travaillant dans le secteur musical en France disent avoir été victime (au moins une fois) de harcèlement sexuel. Mais ces derniers temps, suite à la vague #MeToo, les mentalités évoluent et les combats sont menés, bien souvent par des femmes, pour mettre en lumière les harcèlements et les agressions qui ne doivent plus restés sous silence (DIVA, Music Too, Balance Ta Major, etc.). 

Dans ce contexte, l’Association pour la Musique Électronique (AFEM), qui regroupe des entreprises, des labels, des médias ou encore des managers, a publié un code de bonne conduite destiné aux acteurs du secteur afin de les guider sur plusieurs points, comme la prévention, les mécanismes pour dénoncer d’éventuels problèmes ou encore les différentes formes de soutien. 

Pour simplifier sa démarche, l’AFEM l’a résumé en trois points : « Stop, Support, Report » (« Arrêter, Soutenir, Dénoncer). L’objectif : « Prévenir le harcèlement sexuel et la discrimination de genre/identité de genre au sein de l’industrie de la musique électronique » et créer « un environnement où ces comportements ne sont pas tolérés en mettant l'accent sur la sensibilisation, l’éducation, le respect, la protection et la prévention ». Un vaste programme. Le code de conduite a été signé par 200 acteurs du secteur situés dans 25 pays dont la Sacem, SoundCloud, la Paris Electronic Week, Boiler Room Europe, Mixcloud ou encore She Said So.

Ces derniers s’engagent donc à « maintenir les lieux de travail et les espaces d’événements exempts de harcèlement sexuel et de discrimination fondée sur le genre ou l’identité sexuelle ». Le code définit aussi ce qui est considéré comme une agression ou du harcèlement. Même si le fait qu’il y ait besoin d’un code de bonne conduite peut être considéré comme le signe d’une défaite (et c’est bien évidemment le cas), on espère qu’il pourra inciter tous les professionnels à prendre ces questions au sérieux. Enfin, vraiment sérieusement. 

Pour accéder au code de bonne conduite, en anglais uniquement, c'est par ici. 

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