Spoek Mathambo détient les codes de la dance music du futur

Sur son nouvel album, l’ambassadeur de l’explosion électro sud-africaine organise une rave sans frontières.

Le rappeur et producteur sud-africain Spoek Mathambo est sur tous les fronts. Réalisateur et membre du collectif de house panafricaine Batuk et du groupe Fantasma, il sort aussi à 34 ans son cinquième album solo, « Mzansi Beat Code » (Mzansi est le terme populaire pour parler de l’Afrique du Sud). Il y réunit des talents éparpillés sur le globe (de DJ Mujava à Ceci Bastida) et des rythmiques, parfois empruntées au Maskandi (une musique traditionnelle zoulou), qui martèlent que cette génération a beaucoup à dire. Commençons par ceux de Captain Spoek, rencontré lors de son récent passage à Paris.

Cet album contient-il une sorte de code secret pour ouvrir toutes les portes aux artistes sud-africains que tu soutiens ?

Je l’espère. L’idée était de mettre en lumière les différentes possibilités de cette nouvelle scène. La vibe en ce moment est très positive en Afrique du Sud pour les musiciens. Il y a eu une période où l’on s’est sentis isolés mais ça a beaucoup changé.

Tu avais en 2015 réalisé le documentaire Future Sound Of Mzansi, qu’est-ce qui te pousse à être à la fois un artiste et un média ?

J’ai commencé à faire de la musique dès l’âge de 10 ans, mais avant d’en faire mon métier j’écrivais beaucoup dans un magazine à Johannesburg, puis au Cap. Donc cette perspective journalistique, l’idée d’être également un observateur en coulisses, a toujours été en moi. À notre époque où tout va très vite, les gens ne prennent plus le temps.

Tu parles d’être un curateur et justement cet album n’est pas exactement un album solo tant il fourmille d’invités. N’es-tu pas l’organisateur d’une gigantesque fête ?

J’essaie surtout de connecter des gens, de partager notre créativité. Cela va de Ceci Bastida du Mexique à des musiciens new-yorkais, du sud de la France… Donc oui, c’est un peu comme la cuisine dans une fête : c’est là où tout se passe !

Qu’est-ce qui définit ce Mzansi Beat ?

Il n’y a pas de dogme ou d’idéalisation de ce son, seulement sa vérité. Il est mondial et a ses propres influences. Par exemple sur Want Ur Love, le bassiste Bhekisenzo Celequi est aussi dans Fantasma, est un musicien zoulou traditionnel mais le titre est très disco, c’est une vraie fusion. Les joueurs de Maskandi sont souvent des puristes qui ne veulent pas tout mélanger mais lui a vraiment l’esprit ouvert.

Qu’est-ce qui t’inspire particulièrement ces temps-ci ?

Je travaille sur deux films en ce moment, un documentaire et une fiction qu’on vient de finir de tourner au Burkina Faso.

Spoek Mathambo, nouvel album « Mzansi Beat Code » le 14 avril.

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