5 albums à écouter tout l'été, dans le monde d'après

Cinq projets qui, pour reprendre les mots d’un célèbre fast-food, ont le goût d’en faire plus.

Crack Cloud - « Pain Olympics »

Il y a quelques jours, on vous parlait de Pottery, formation québécoise dont les gars de Crack Cloud se disent proches. À croire qu’il se passe actuellement quelque chose de spécial au Canada : un mouvement rock qui incite ses nouveaux francs-tireurs à refuser l'évidence, à faire en sorte que chaque mélodie, jusqu'alors efficace, puisse basculer à tout moment dans des moments de pur délire. Dans The Next Fix des chœurs célestes viennent ainsi se noyer dans des guitares saturées. Il faut dire que Crack Cloud réunit environ 20 personnalités. Imaginez donc un peu le bordel lorsqu'il s'agit de contenir les goûts de chacun dans un même morceau.

>> Le temps fort : Ouster View avec son clip chorégraphié, sa basse qui dicte la cadence et ses nappes de synthé qui accrochent l’oreille.

Pop Smoke - « Make It Rain »

Initialement prévu le 12 juin, l'album posthume du rappeur américain a finalement été repoussé au 3 juillet en raison des mouvements sociaux actuellement en cours aux États-Unis. C'est à peu près tout ce que l'on sait de ce projet, si ce n'est qu'il sera également accompagné d'un documentaire et qu'il devrait coller à ce qui a fait la réputation de Pop Smoke : un rap menaçant, lourd, bourré d'egotrip et flirtant constamment entre la drill de Chicago et un son typiquement new-yorkais.

>> Le temps fort : Make It Rain. Parce que la production a cette capacité à faire trembler les murs. Et que c'est pour le moment le seul extrait connu de l'album à venir.

Fontaines D.C. - « A Hero’s Death »

« Je n'appartiens à personne », tels sont les mots que le chanteur Grian Chatten se plaît à répéter dans le refrain du dernier single de Fontaines D.C., I Don't Belong. Et pourtant, force est de constater que les Irlandais s'inscrivent dans une scène et un héritage purement britanniques. Tout, chez eux, trahit un goût prononcé pour les guitares qui convulsent, le verbe éructé de The Fall et les riffs primitifs. Bref, une certaine idée du rock qui s'écoute la bave aux lèvres dans des salles obscures et qui, c'est là toute la force de Fontaines D.C., conserve toute sa superbe sur disque. « A Hero’s Death », à paraître le 31 juillet, en atteste avec force, ne serait-ce que dans sa façon d'éperonner la pop.

>> Le temps fort : I Don't Belong. Parce que le ton paraît plus désabusé qu'à l'accoutumée. Et parce qu’on a la confirmation définitive de la puissance mélodique de ces Irlandais, loin de n’être que des brutes qui tabassent leurs guitares.

Disclosure - « Energy »

Il faudra attendre le 28 août pour entendre le troisième album de Disclosure dans son intégralité. Les vacances seront possiblement déjà finies, les flirts de l'été seront doucement remplacés par la routine quotidienne et Pascal Praud aura certainement fait son retour à la télé avec plein de bons à priori à raconter. Il ne fait pourtant aucun doute que la nouvelle production des frangins Lawrence fera le plus grand bien. On tient pour preuve ce casting, prestigieux sans être clinquant : Fatoumata Diawara, Kehlani, Slowthai, Syd, Khalid ou encore Common.

>> Le temps fort : Energy, dont le tempo et le propos ne laissent que peu de mystère quant aux intentions de Disclosure : inviter les foules à dandiner des hanches, de préférence jusqu’au lever du jour.

Jessy Lanza - « All The Time »

On termine là où on a commencé : au Canada, d'où est originaire Jessy Lanza, véritable tête chercheuse du paysage électro-pop depuis plusieurs années. Sa voix ressemble à celle d'une FKA Twigs sous speed, ses projets ont longtemps été soutenus par le label Hyperdub (Burial, Kode9, etc.) et ce mélange d'électro, de pop, de R&B et de mélodies synthétiques sont audibles sur son nouvel album. « All The Time », à paraîre le  24 juillet, rappelle tout ce que ne contiennent plus les dernières sorties de Christine & The Queens : de la nuance et une absence de maniérisme.

>> Le temps fort : Face et ses paroles qui, comme elle le confie à Pitchfork, imaginent « des personnes qui ont entre elles des conversations télépathiques ». Cela ne dit absolument rien de la puissance de cette mélodie, nourrie à la 2-step et à l'acid, mais ça donne une idée assez précise de ce à quoi s'attendre avec « All The Time », un album (haut) perché.

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