Pottery est-il le groupe québécois le plus fifou du moment ?

Avec l’arrivée de « Welcome To Bobby’s Motel » le 26 juin, leur premier album, les Québécois de Pottery montrent qu’ils ne sont pas là pour « niaiser ».

Plusieurs labels émergent à l’international grâce à la qualité des artistes qu’ils signent. C’est bien évidemment le cas de Partisan Records, la maison de Fontaines D.C., Idles, Cigarettes After Sex ou de la prometteuse Spike Fuck. Dans ce catalogue, on retrouve aussi Pottery, considéré par Vice comme « le meilleur band que vous ne pouvez pas écouter parce que les membres refusent de sortir leur album ». Le groupe s’apprête à corriger le tir avec un premier LP, initialement prévu le 10 avril, mais repoussé car vous savez quoi. 

Entre Devo, Gang of Four et les Talking Heads, on trouve Pottery. La pièce a pris forme autour de Paul Jacobs (déjà bien connu dans la scène musicale québécoise) et Austin Boylan. Un socle autour duquel s’est rattaché Tom Gould, Jacob Shepansky et Peter Baylis. 

Ensuite, ils ont pris le temps, en tâtant bien le terrain avant d’y poser le pied. Le groupe s’est formé en 2017, a sorti ses premiers morceaux en 2018 (les très bons Hank Williams et Lady Solinas écrits à propos de Valerie Solanas, une intellectuelle féministe connue pour avoir écrit le SCUM Manifesto en 1967 et avoir essayé de tuer Andy Warhol), un premier EP (« No.1 ») en 2019 et donc un premier LP en 2020. À chaque année, son petit événement. Mais toujours en essayant de garder le contrôle, que ce soit sur les choix artistiques et visuels (la pochette, imaginée par Paul Jacobs ou les clips qu’ils essaient de tourner eux-mêmes).

Dans « Welcome To Bobby’s Motel », il sera question de longs jam sous acide, de morceaux répétitifs et entrainants, de guitares tranchantes comme un couteau de boucher et de rythmes bouillonnants prêts à exploser.

Un melting pot musical qu’ils ont introduit de cette manière pour présenter l’album : « Bobby est un pilote, un bûcheron, un père à la maison et un danseur de disco qui ne déchire jamais son pantalon. C’est un sac de boxe rempli d’humour. Il rit face à l’ambiguïté quotidienne, car pour Bobby, ça ne sert à rien de s’inquiéter. Il y a un morceau de lui en chacun de nous, pour nous rappeler que les choses vont probablement s’arranger. Bobby, c’est toi, c’est lui, c’est elle, ce sont eux. » Voilà voilà. Pour le lissage, ils ont confié leur bébé à l'ingé-son Jonathan Schenke, qui a bossé sur les albums de Parquet Courts, dont Pottey a fait les premières parties. 

À vrai dire, tout prend sens à l’écoute de l’album, prévu pour le 26 juin. Quatre morceaux sont d’ores et déjà dans la nature : Hot Heater, Texas Drums Pt I & II, Take Your Time ainsi que Hot Like Jungle. Assez pour se donner une idée sur la bête, et avoir envie de s’approcher un peu plus pour la caresser. Mais attention : elle peut mordre. 

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