Pour les quinze ans de « Turn on the Bright Lights », Interpol paye sa tournée

En attendant la sortie d'un nouvel album prévu pour 2018, Interpol part en tournée pour célébrer les quinze ans de « Turn on the Bright Lights », son premier disque. Ça sent l’opération financière à plein nez et pourtant, impossible de ne pas être excité.

Il faut croire que les tournées d’anniversaire sont devenues un passage obligatoire pour tout artiste en manque de liquidités ou de renouveau créatif. Ces dernières années, en vrac, Nas a célébré sur scène les vingt ans d’« Illmatic », les Beach Boys les cinquante ans de « Pet Sounds » et Patti Smith les noces d’émeraude de « Horses », tandis que Peter Hook revisite inlassablement les classiques de Joy Division (« Unknown Pleasures » et « Closer ») et que U2 s’apprête à remplir les stades pour les trente ans de « The Joshua Tree ».

En 2017, les gars d’Interpol, actuellement au travail sur un sixième album prévu pour l’année prochaine, semblent eux aussi avoir cédé le pas à la nostalgie. Ou plutôt à la manne financière possiblement engendrée par une tournée consacrée à « Turn on the Bright Lights », leur premier album sorti en août 2002. De Prague à Madrid, de Milan à Manchester, en passant par Paris (au Trianon le 5 septembre) et Saint-Malo dans le cadre de La Route Du Rock, les fans du groupe américain auront ainsi l’occasion de replonger dans les onze morceaux ténébreux et tendus de ce disque, éduqué aux productions de Factory Records et enregistré fin novembre 2001 au Tarquin Studios dans le Connecticut.

« Il y avait beaucoup de bons groupes à New York en 2002, mais un seul a fait cet album. » Ça, c’est Pitchfork qui l’écrivait dans une chronique publiée en 2012, pour les dix ans de « Turn on the Bright Lights ». Cinq ans plus tard, la sentence est toujours aussi actuelle. De l’ouverture Untitled à la conclusion Leif Erikson, ce disque continue en effet d’offrir de grands frissons à un indie-rock primitif, écorché, patraque, mais suffisamment séduisant et addictif pour permettre à Interpol – désormais composé de Paul Banks, Daniel Kessler et Sam Fogarino – de partir en tournée sans craindre le fossé de génération.

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