Oui, Martin Scorsese va réaliser un docu sur les New York Dolls

Enfin sur le leader du groupe, David Johansen. Une preuve de plus de son amour pour sa ville natale. Et pour le punk.

On le sait : le réalisateur adore la musique. Ce fan des Rolling Stones, avec qui il a fait le film-documentaire Shine A Light (et dont il a utilisé la musique dans presque tous ces films), a aussi une vraie histoire d’amour avec le punk. « La dernière chose qui m’a vraiment excité était le punk, a-t-il déclaré, parce qu'il y avait là de la colère. » Ça ne l’a jamais vraiment quitté. En 2016, il avait cocréé la série Vinyl sur HBO qui racontait l’histoire d’un producteur de musique dans le New York des années 1970 et d’un groupe plutôt taillé pour jouer au fameux club CBGB.

Eh bien c’est à l’un des groupes les plus emblématiques de cette période, notamment son leader, que Martin va consacrer ses prochains mois. En collaboration avec David Tedeschi, qui a travaillé avec lui sur la série Vinyl et sur le documentaire George Harrison: Living in the Material World, le réalisateur de 77 ans se lance dans un documentaire sur David Johansen des New York Dolls. « Je connais David depuis longtemps, et sa musique m’a marqué dès les débuts, au moment où je faisais le film Mean Streets » a déclaré Martin Scorsese. 

Aux côtés de Johnny Thunders, l’autre star du groupe, David Johansen, sosie proto-punk de Mick Jagger, a eu un rôle crucial dans la musique. Avec son groupe, il veut retrouver une certaine énergie, une intensité qui se perd avec des solos de 20 minutes (coucou Led Zep) et une envie de déconner. Sur scène, les poupées sont lookées : maquillage et robes. Les morceaux sont tranchants, aiguisés et parlent de défonce. En 1973, Todd Rundgren produit leur premier album à la pochette devenue culte (« The New York Dolls ») et les Américains se lient d’amitié à Londres avec un certain Malcolm McLaren, qui managera par la suite les Sex Pistols, un groupe parmi tant d’autres qui doit énormément aux Dolls. 

Mais les New York Dolls aiment un peu trop le rock’n’roll. Après leur premier batteur (Billy Murcia, mort à 21 ans d'une overdose), c’est au tour de Johnny Thunders puis de Jerry Nolan de succomber aux excès de la drogue (l’héroïne), respectivement en 1991 et 1992. Mais revenons en 1976, l'année où le groupe décide de se séparer. David se lance dans une carrière solo et sort 6 albums en 6 ans. Il choisit ensuite un pseudonyme pour continuer sa carrière : Buster Poindexter. Il décrorche un gros hit avec le morceau Hot Hot Hot qui passe en boucle sur MTV. 

En 2004, il relance la machine New York Dolls, grâce notamment à Morrissey, énorme fan du groupe, qui leur demande de jouer au festival Meltdown. Galvanisé, le groupe retourne en studio et se remet à sortir des albums. L’année dernière, c’est dans un café de l’Upper East Side, où David jouait, que Martin a eu le déclic : il faut faire un docu sur cet homme. Le reste appartiendra à l’histoire.

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