Le jour où Keith Richards a failli poignarder Donald Trump

L’histoire se déroule en 1989 à Atlantic City, fief de Donald Trump, à l’époque simple homme d'affaires. Alors que les Stones s’apprêtent à monter sur scène pour faire le show, le businessman décide de s’imposer lors de leur conférence de presse. Les membres du groupe n’ont guère apprécié ce comportement et Keith Richards s’est même empressé de sortir un couteau pour menacer celui qui deviendra plus tard le président des États-Unis.

Remettons les choses dans le contexte : après quinze ans d’embrouilles, les Stones se reforment pour une tournée événement en Amérique du Nord fin 1989. Le Steel Wheels Tour se termine par trois concerts au Boardwalk Hall à Atlantic City, qui appartenait à l’inévitable Donald Trump. Du coup, le magnat des finances sponsorise l’évènement, au grand regret des Rolling Stones, qui refusent alors d’être associés avec lui. Le deal est clair : Trump ne doit ni parler des concerts, ni y être présent. Il fera tout l’inverse. Forcément, la situation va totalement dégénérer.

Quelques heures avant que les Stones ne montent sur scène, ils doivent s’entretenir avec la presse juste à côté de leur salle de concert. Le manager de la tournée, Michael Cohl, se rend dans la pièce dédiée aux journalistes et il tombe sur une conférence de presse tenue par… Donald Trump lui-même. Surréaliste. Évidemment, Cohl demande à l’homme d'affaires d’arrêter tout ce qu’il fait. Le manager s’empresse d’aller prévenir son groupe du problème causé par leur sponsor, mais aussitôt que Michael a quitté la pièce, Trump recommence à répondre à des questions et faire le show, comme d'habitude.

Bien entendu, le ton monte dans la loge des Stones. C’est à ce moment précis que Keith Richards pète complètement les plombs. il sort un couteau de sa poche, le plante sur la table et gueule : “Mais à quoi vous servez ? Est-ce que je dois aller là-bas et le virer moi-même ? L'un de nous va quitter le bâtiment, c‘est soit lui, soit nous.

Le message est formel et Michael Cohl retourne à la charge pour dégager Trump de sa conférence de presse improvisée. Le futur président des États-Unis ne voulant définitivement pas quitter la pièce, il fait appel à ses trois gardes du corps qui enfilent des gants et des poings américains. Heureusement, l’équipe de sécurité des Rolling Stones intervient et ils déboulent à 40 face à Trump et ses trois gorilles, qui décident bien sûr de faire marche arrière.

En 2020, la guéguerre entre le président des États-Unis et les Rolling Stones n’est toujours pas terminée. Alors qu’une vague de haine envers Donald Trump est née chez les musiciens depuis le début de son mandat, les Stones refusent encore de se rabaisser devant lui, et ça depuis plus de trente ans. Qui dit mieux ?

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