L’incendie de Notre-Dame est aussi une histoire musicale qui prend feu

Alors que le monde entier s’est arrêté pour regarder la cathédrale se consumer à petit feu sans que personne - ni même Donald Trump -, ne puisse rien y faire, "Jack" revient sur l’histoire musicale de Notre-Dame, de Pérotin à Garou.

Plus de 40 concerts par an. Dans les flammes, et même avant le terrible incident, on l'avait un peu oublié mais Notre-Dame a toujours été, depuis la fin de sa construction en 1345, un lieu de musique. Musique sacrée bien sûr, médiévale aussi ; le tout autour d'un orgue majestueux en place depuis 1969. Un lieu qui, même si aucun concert de musique pop ou rock n'y a jamais été donné, a tout de même failli accueillir un hommage à Johnny Hallyday, après sa mort. 

Bien avant la comédie musicale, Notre-Dame aura aussi été un lieu important pour la musique polyphonique occidentale. Grâce à des compositeurs comme Pérotin, l’École de Notre-Dame de Paris (qui désigne un style de musique développé par des compositeurs ayant exercé à la cathédrale Notre-Dame de Paris de 1160 à 1250) va naître. Depuis, on dit souvent qu’à Notre-Dame, il n’y a pas eu un jour sans musique. Entre les concerts (40 chaque année, souvent le mardi) et les offices, les pianos et les voix en chœurs raisonnaient dans la cathédrale. Et donnaient à Notre-Dame son cachet si particulier. Car il faut maintenant parler de tout cela au passé. 

Back to 1998. Souvenez-vous : la France gagne pour la première fois la coupe du monde de football. Mais deux mois plus tard, le 16 septembre, un autre évènement marque l’année : la première de la comédie musicale Notre-Dame de Paris, qui deviendra un succès planétaire, est jouée au Palais des Congrès. Garou (Quasimodo), Hélène Segara (Esmeralda) ou encore Patrick Fiori (Phœbus) sont au casting et à l’époque, ce sont les Roméo Elvis et Aya Nakamura de 1998. L’histoire poignante de cette comédie se déroule en partie dans la cathédrale la plus connue de France, puisque Quasimodo enlève Esmeralda de sa prison et l'enferme dans une tour de Notre-Dame. Des morceaux comme Belle, Le Temps Des Cathédrales ou encore Bohémienne sont encore aujourd’hui dans toutes les têtes. Hélas, pourrait-on dire...

La musique pour adoucir les mœurs. Moment Stéphane Bern : c’est aussi à Notre-Dame que l’on a chanté l’hymne chrétien Te Deum à la fin des Première et Seconde Guerres mondiales. Bref, non loin de Notre-Dame, le Festival 36 heures de Saint-Eustache (dans l’église du même nom) a pour but de faire découvrir les musiques sacrées au grand public à travers la rencontre de styles musicaux modernes et de morceaux de liturgie classiques. Les organisateurs demandent d’ailleurs à tous les artistes présents de reprendre, à leur sauce, une œuvre liturgique (Gospel, Requiem, Ave Maria, psaume, Negro Spiritual, etc.). Signe que la musique « classique » peut encore attirer les plus jeunes. Et faire naître de nouvelles vocations. 

Hier soir, ce sont les cloches du Sacré-Cœur qui ont sonné en soutien à Notre-Dame, ainsi que nombreuses personnes réunies pour chanter dans la rue. Comme quoi, même dans les flammes, la musique est toujours là.

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