L'État débloque 50 millions d'euros pour soutenir la musique malade

Depuis mi-mars, le monde de la culture a subi de plein fouet la crise liée au coronavirus. Face à cette angoisse grandissante, les premières mesures commencent à voir le jour. À commencer par ce fonds de soutien accordé au Centre national de la musique.

Suite à un tweet daté du 2 mai, Emmanuel Macron avait créé la polémique, et renforcé la colère des acteurs du secteur culturel : « L’avenir ne peut s’inventer sans votre pouvoir d’imagination. » Clairement, les artistes étaient une fois de plus renvoyés à leur rôle d’amuseurs publics, tenus à l’écart des choses sérieuses de la vie, à l’inverse des industries, par exemple, et même encouragés à travailler leur art avec des bouts de ficelle. Après tout, c’est bien à cela que l’on reconnaît un artiste, non ? À sa capacité à tisser de belles œuvres avec peu de moyens ?

Fatalement, la pilule est mal passée : elle s’est même révélée impossible à digérer lorsqu’on apprenait au même moment que l’État débloquait 7 milliards d’euros pour Air France…

Il était temps d'agir. Tout le monde en a désormais conscience. Hier, la mairie de Paris annonçait ainsi allouer 15 millions d'euros au secteur culturel, tandis que le Centre national de la musique (CNM) vient de mettre en place deux nouvelles mesures. D'une : renforcer le fonds de secours aux structures de spectacles de musique et de variétés. De deux : créer un fonds pour la musique enregistrée et l'édition musicale. Quant à l'attribution de ces différentes aides, celle-ci sera fondée sur une « appréciation prévisionnelle globale de la situation financière des demandeurs, du 1er mars au 31 août 2020, et non plus uniquement sur leur prévision de niveau de trésorerie au 30 juin 2020 ».

Dans la foulée, deux autres bonnes nouvelles ont vu le jour : une aide aux structures de spectacles désormais plafonnée à 35 000 euros (et non plus 8500 euros), « compte tenu de l’aggravation des difficultés rencontrées par les entreprises » ; un fonds pour les labels, distributeurs et disquaires, dans la limite d'un montant de 1500 euros pour les disquaires et de 35 000 euros pour les distributeurs. Ça ne suffira pas à combler les 590 millions de perte de chiffre d'affaires estimée par le Prodiss et causée, selon le syndicat national, « par l'interruption forcée des activités de l'ensemble du secteur du spectacle vivant privé, du 1er mars au 31 mai 2020 ». Mais c'est un premier pas, et une petite bouffée d'air pour les professionnels de la filière musicale, que le CNM compte bien réunir d’ici peu afin d’utiliser au mieux les 50 millions d’euros à la disposition du Centre national pour 2020.

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