Événement à Paris : la musique du "Joker" bientôt jouée en ciné-concert

Ça se passera le 13 mai 2020 à La Seine Musicale de Paris et, comme dirait Arthur Fleck, c’est encore le meilleur moyen de « mettre un sourire sur ce visage ».

C'est le destin de n'importe quelle œuvre populaire : devenir à son tour une pièce dans un musée pop qui, bien que surchargé, ne manque pas de séduire le grand public. Le Joker, c'est exactement ça. À tel point que le film de Todd Phillips va déjà avoir le droit à sa déclinaison en ciné-concert, là où ce type d'évènements est traditionnellement réservé à des films mythiques issus des décennies passées (Jurassic Park, Star Wars, Titanic).

Ce statut, le Joker ne le doit pas uniquement à son scénario ou à la performance tout en tension de Joaquin Phoenix. La musique joue elle aussi un rôle essentiel. Il y a déjà ce That’s Life de Frank Sinatra, probablement plus hype que jamais. Puis cette B.O. est composée par l'Islandaise Hildur Guðnadóttir, déjà repérée pour son travail sur Chernobyl et encensée par Joaquin Phoenix lui-même : « C’est la première fois que j’ai été si influencé par une musique », déclarait-il sur le plateau du Jimmy Kimmel Live, avant de rappeler qu'il avait totalement improvisé sa chorégraphie dans la salle de bain, inspiré par les mélodies de la violoncelliste.

À 37 ans, Hildur Guðnadóttir est même devenue la première femme à remporter le Golden Globe de la meilleure musique de film et la quatrième à glaner la même récompense quelques semaines plus tard aux Oscars. Alors, forcément, l’Islandaise y est allée de son discours féministe (très juste, très classe) au moment des remerciements, au point de dédier son prix : « Aux filles, aux femmes, aux mères, à leurs filles qui ressentent la musique bouillonner en elles, faites entendre votre voix, je vous en prie. Nous avons besoin d'entendre vos voix. »

De son côté, Todd Phillips s'est dit enthousiaste quant à la diffusion de son film dans d'autres lieux que des salles de cinéma, accompagné d'un orchestre live : « Je pense que c’est une façon extraordinaire pour le public de vivre la composition hantée et immersive de la musique créée par Hildur Guðnadóttir tout en étant témoin de la descente vers la folie d’Arthur Fleck, le personnage qu’interprète Joaquin Phoenix. » Une façon extraordinaire, aussi, de relancer le buzz autour d’un film doublement oscarisé.

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