Quels sont les dix meilleurs groupes de... Metz ?

Aux premières lueurs du cinquième jour, regardez vers l'est et vous verrez dix groupes venus de Metz et sa région, délicats comme des coups de poing dans les yeux. Ces dix groupes vous sont présentés par Flo, du disquaire "la Face Cachée".

Les Distorsions : « Tout ce que j’aime dans la musique : une démarche désintéressée, sans compromis, DIY et populaire. Le groupe a auto-produit sept albums vinyle et une poignée de 45T qu’ils n’ont jamais voulu vendre. Oui, Fred et ses potes préfèrent donner leurs disques pour que ça circule, ou être payés en bières aux rares concerts qu’ils donnent. Le groupe fête ses dix ans. Gloire à sa discographie. »

Chair : « Des cinquantenaires dont devraient s’inspirer les formations péteuses de post-punk motorik sauce noisy pop. Leur premier album, sorti sur Vand’Œuvre (inestimable label du défunt Dominique Répécaud), sonne comme un croisement entre Can, Sonic Youth et le Velvet Underground, version néo-psyché. Fun fact : les quatre musiciens ont quatre enfants qui jouent ensemble au sein de Confusion. Et les deux groupes jouent ensemble de temps à autre ! »

La Bergerie : « C’est un projet de hip-hop au chant féminin assez récent monté au sein de la Chaouée (café associatif messin et centre névralgique de nombreuses alternatives culturelles et sociales de la ville). S’il manque encore un peu d’expérience, le duo se démarque du troupeau hip-hop local par un sens aigu de l’écriture qui fâche et des instrus qui vont à l’essentiel. »

Bras Mort : « La dernière tuerie post-punk apocalyptique de Burtoncourt avec Thierry Delles (Dustbreeders), Joel Lattanzio (Strong As Ten), Julien Louvet (The Austrasian Goat) et Nafi (Noir Boy George). En quelques concerts, ils m’ont littéralement mis sur le cul. Puissance de feu et pertinence : un groupe no-bullshit. Ça joue simple, bien, fort et hypnotique, bref c’est le prochain groupe messin dont tu risques d’entendre beaucoup parler en 2017. »

Jan Mörgenson : « Il n’est pas scandinave mais bien messin et son blues acoustique et psychédélique ne ressemble à rien de vraiment connu, sinon Jack Rose ou John Fahey. En France en tout cas, on n’a jamais entendu un truc aussi minimaliste et beau que son premier album qu’on a eu le plaisir de sortir l’année dernière. Concerts toujours surprenants, entre moments de recueillements et des trips vers l’hyper-espace. »

Club Bizarre : « On a (eu) une scène électronique assez riche et éclectique sur Metz. Néanmoins, si je devais ne retenir qu’un seul projet, ce serait bien celui de Berdah et Binda alias Club Bizarre. Leur techno belle, riche et inventive pousse autant à la danse qu’à l’introspection. Berdah s’occupe également de l’excellent label franco-anglais Days Of Being Wild qui sort bombe sur bombe. »

Guisberg : « La Moselle-est produit nombre d’excellents groupes qui ne font malheureusement pas assez parler d’eux dans la capitale austrasienne. Certains choisissent de s’exiler en Alsace (la clique emo des Another Five Minutes), d’autres tournent plutôt leur regard vers l’Allemagne pour jouer. Guisberg (noise-rock) et The Mihalis Experience (nu-psyché) sont deux de ses plus humbles et talentueux représentants dont on attend les prochains albums en 2017 avec une sacrée impatience. »

Dewendel’s Dämbe : « S’il y a bien un groupe qui fait l’unanimité depuis dix ans à Metz, c’est Dewendel’s Dämbe, emmené par un poète blond aux allures de colosse, mu par une force kraut destructrice immémoriale et touché par la grâce de textes écrits dans une langue inconnue des Français de l’Intérieur : le Platt. Enfin une première sortie physique pour 2017. IL ÉTAIT PUTAIN DE TEMPS. »

Avale : « Quand les deux maîtresses dominatrices d’Avale entrent sur scène, tout le monde se tait, écoute et danse. L’ascétisme de leur formation (une basse anguleuse, une batterie métronomique, un synthé discret) n’a d’égale que la force de frappe sexuelle de leur cold-wave jouée au cordeau. »

Collectifs : « J’aurais également aimé parler de Strong As Ten (un des plus vieux groupes de hardcore en activité dans la région), Mesa Of The Lost Women (les maîtres du noise free jazz rock), Tardis (ils ont le cul entre Nancy et le Luxembourg, c’est compliqué) ou bien encore Tuscaloosa (d’autres vieux qui se portent à merveille), mais par manque de place je préfère juste souligner le travail hors pair des trois collectifs messins Mâche Un Truc (Bastien, Val et Sophie), Let’s Dyke (Violaine, Chloé, Mélina et quelques autres) et Boumchaka (Sylvain et toute son équipe) qui font bouger la ville à grands coups de chouettes concerts, de mortelles soirées et de choix musicaux toujours pertinents. »

Et bien sûr, tous ces groupes sont à découvrir chez La Face Cachée, 6 Rue du Lancieu, 57000 Metz

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