Comment "Colors" est devenu un rendez-vous incontournable pour tous les musiciens

Lancé en 2016, le "Colors Show" est devenu un rendez-vous hebdomadaire inévitable pour les fans de musique, mais également pour les artistes. D’Angèle à Parcels, d’Oxmo Puccino à Mac DeMarco, tous y passent. Pourquoi ? Comment ? Jack a la réponse.

Minimalisme. Le show est parfaitement rodé : une boîte monochrome, un micro suspendu et une performance filmée sous trois angles, grand maximum. Simple, basique, ce concept n’en reste pas moins ultra populaire, quitte à faire jalouser d’autres plateformes adeptes elles aussi de vidéos musicales (NPR, La Blogothèque, etc.). Pourquoi ? Comment ? Tout simplement parce que la chaine YouTube compte aujourd’hui presque 3,7 millions d’abonnés, que les différentes vidéos ont été vues plus d'un milliard de fois et que le Colors Show est devenu aujourd’hui un lieu de passage obligé pour les artistes qui se respectent.

« All colors, no genres. » Tout est parti de ce mantra, imaginé par le webzine musical berlinois Colors. C’était en 2016 : le chanteur australien Emilio Mercuri est alors chargé d’ouvrir le bal et de poser les bases d’un concept qui se veut prescripteur des tendances. Sauf que l’ambition de Colors n’est plus simplement de consacrer ses vidéos à des artistes émergents.

Aujourd’hui, tous les labels cherchent à y placer leurs poulains, et la chaine accueille plus volontiers des artistes reconnus d’un plus large public (Mac DeMarco, Parcels, Kali Uchis, Angèle), tandis que certains profitent même de leur passage pour révéler un inédit – c’était le cas pour Roméo Elvis et Lomepal, ça l’était encore la semaine dernière avec Alpha Wann et son Pistolet Rose 2.

Une référence. En plus d’être une vitrine, un moyen de « mettre en vedette des talents divers et exceptionnels du monde entier », comme il est précisé sur le site de la chaine, Colors est surtout devenu une opportunité. Pour les auditeurs, qui voient là une nouvelle manière de consommer la musique. Pour les labels, qui profitent de la renommée d’un média et d’un possible clip à moindre coût. Pour les marques, toujours à l’affût pour sponsoriser certaines sessions, comme celle de Lefa, où l’ancien rappeur de la Sexion d’Assaut arborait une tenue Adidas – après tout, quoi de mieux pour faire sa pub qu’une vidéo à l’esthétique léchée, où l’artiste (le modèle ?) est au centre de tout, sans fioritures, durant plusieurs minutes ?

Cela pourrait évidemment poser la question de la liberté du média. De son côté, Colors affirme être maître de sa programmation, allant jusqu’à choisir les morceaux interprétés. Et on les croit sans peine tant la chaine semble aujourd’hui suffisament puissante, loin devant la concurrence, capable de faire péter les scores avec des pop-stars (la session de Billie Eilish a été vue plus de 100 millions de fois) ou de permettre à un.e jeune artiste en développement d’exploser ses stats et d’être possiblement vu.e dans les coins les plus reculés du monde.

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