La playlist "Bureau des légendes" par Rob, compositeur de la B.O.

De retour ce soir pour une cinquième saison, la dernière de son créateur Éric Rochant, le « Bureau des légendes » a une fois de plus fait confiance à Rob (« Grand central », « Populaire ») pour mettre en son les dix nouveaux épisodes, sans doute « les plus romanesques et les plus tragiques » de la série. Alors, le compositeur français s'est réécouté quelques classiques au moment d’entrer en studio, et révèle pour « Jack » en quoi son travail doit autant à Brian Eno qu’à Aphex Twin.

50 épisodes et plus de 16 heures de musiques composées : voilà ce qu'a réalisé Rob ces cinq dernières années. Pas un mince exploit, donc. Surtout quand on sait qu’Éric Rochant est l’un des rares réalisateurs à l’avoir autorisé à composer un score nourri des musiques électroniques.

Pour la saison 5, l’enjeu était même plus fort encore : il s’agissait de proposer une relecture de tous ces thèmes électroniques composés lors des saisons précédentes en ajoutant des parties orchestrales, des flûtes, des clarinettes et des quatuors afin de souligner « la tragédie profonde de cette ultime saison ». Pour cela, le Parisien, également derrière la B.O. des Sauvages de Rebecca Zlotowski, a donc puisé son inspiration dans deux genres opposés à tort : la musique classique et l’électro.

En témoigne sa playlist, spécialement concoctée pour Jack et créant des connexions entre Kraftwerk et Bach. Mais également cette confession : « Le travail avec Éric Rochant sur le Bureau des légendes avait démarré sur un malentendu. Il y a cinq ans, Éric me faisait écouter des musiques électroniques minimales allemandes, hollandaises, auxquelles je ne comprenais rien, qui ne faisaient pas partie de mon univers. J’ai dû traduire ses envies dans un langage que nous pourrions tous les deux utiliser.

J’ai fini par inventer une musique hybride, qui reprend les codes électroniques, le rythme binaire, la répétition de boucles, une certaine froideur... en y ajoutant les éléments qui me sont chers : les mélodies, les instruments acoustiques, un esprit romanesque, voire romantique ! Cela a fini par coller à l’esprit si particulier de la série, entre la tension d’un attentat et l’épanchement d’une romance, entre l’art de la manipulation et le vertige de l’intimité. Quelque part entre Bach, Steve Reich et Aphex twin, aussi simple que ça ! »

Crédits photo : Charlotte Ortholary

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