Jessie Ware vient de sortir le meilleur album disco de 2020

Avec son quatrième album « What’s Your Pleasure? », Jessie Ware donne le ton. Pourtant, l’Anglaise revient de loin.

Savoir se remettre en question, c’est une qualité. L’exemple de Jessie Ware est pour cela un cas d’école. En 2012, elle pète tout avec « Devotion », un premier très bon disque. On parle alors de la « future star du R'n'B », mérité, mais aussi un peu présomptueux. Car si ce premier effort est un succès, « Tough Love » et surtout « Glasshouse » peineront à convaincre. Les ventes d’albums ne sont pas au rendez-vous, et épuisée par les tournées, Jessie n’en peut plus. Dans cet article publié sur Jack, Jessie est présente dans le top 10 des artistes qui auraient dû exploser durant les années 2010. Un peu dur, certes. Mais elle n’est pas la seule à avoir démarré sur les chapeaux de roues, puis s’être crashée en prenant un virage à 180 degrés trop rapidement. 

Sauf qu’à partir de 2017, Jessie délaisse un peu la musique pour une nouvelle occupation : la réalisation de podcast avec sa maman. Le sien, intitulé « Table Manners », parle de nourriture, de la famille, des amis et d’art. Une discussion « entre potes » qui lui redonne confiance, et d’une certaine manière, la libère de la pression de l’industrie musicale. Plus confiante, elle peut recommencer à réécrire des chansons. Mieux : elle finit enfin par se considérer comme une artiste, et non comme une chanteuse. C’est-à-dire qu’elle veut prendre les cartes en mains pour mieux définir sa vision de la musique. Pour Jessie, ça sera la disco, la soul et les soirées club de la fin des années 1970. 

Au lieu de parler d’elle, de sa grossesse et de son amour de toujours (son mari qu’elle a rencontré à 18 ans), Jessie Ware veut cette fois-ci envoyer du rêve, et vous faire danser toute la nuit sur des rythmes lancinants. « What’s Your Pleasure? » se veut comme la B.O. de votre soirée, celle qui se termine au petit matin, où les plaisirs (ceux de danser, de s’amuser, de faire des excès) sont tolérés, voire encouragés. Des fantasmes pour Jessie, puisqu’avec deux enfants en bas âge, ces soirées n’ont rien d’aussi sensuelles que l’album le laisse penser. Inévitablement, Donna Summer ou Diana Ross viennent à l'esprit, mais Jessie préfère citer Fern Kinney et son tube Love Me Tonite qui se jouait en clôture des boites de nuit new-yorkaise durant les eighties

Sur « What’s Your Pleasure? », Jessie régale. C’est typiquement le genre d’album qui s’écoute d’une traite sans rien jeter. Tout en gardant les deux pieds sur le dancefloor, l’Anglaise parvient à décupler les émotions, et à enchaîner les chorégraphies. Aucun doute, Jessie sait exactement sur quel pied danser. 

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