Le hold-up de la semaine : Robbing Millions

Ils ont le sens de l’humour, ils sont belges (pléonasme), ils pillent les références pop des 30 dernières années par millions et ont eu l’audace de nommer leur premier album "Robbing Millions" ("voleurs de patates" en V.F.).

Enfants des nineties. Matez trente secondes du clip de 8 Is The figure That I like The Most et vous verrez que les Robbing Millions aiment rejouer Gregg Araki. Écoutez ensuite trente secondes de leur morceau Dinosaur pour entendre la réplique : « Ton père est un voleur, il a pris toutes les étoiles du ciel pour les mettre dans tes yeux. » Okay, ça ne fait plus un pli : on tient enfin les vrais fils des années 1990. On ne sait pas ce qu’ont pu trafiquer Lucien Fraipont et Gaspard Ryelant dans leur enfance à Bruxelles – à part regarder des programmes non adaptés à leur âge – mais on sait qu’ils se sont rencontrés jeunes, très jeunes. Vers 8 ans.

Nirvana. À l’école, les deux sont les seuls à porter un T-shirt Nirvana. Forcément, ils deviennent potes. En 2014, ils forment Robbing Millions. Deux EP plus tard, le groupe fait la tournée des festivals, ouvre pour Metronomy, Babyshambles ou Girls in Hawaii (plat pays représentz). Un premier album éponyme sorti à la fin de l’été les révèle enfin comme une machine à agglomérer les genres dans un MacMicmac bizarre (cf. leur pochette), de Beck à Tame Impala, en passant par des expérimentations plus folk. Ils ont signé chez Pias, label indépendant, leur album est plein d’inventivité, de ponts entre les genres et ils prouvent que Bruxelles, cette ville bizarre, protéiforme et appétissante, est décidément la capitale des capitales.

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