Une biographie sur John Bonham, le meilleur batteur du rock, va sortir

Alors qu’une bio sur le batteur anglais, intitulée « Beast: John Bonham And The Rise Of Led Zeppelin », est prévue pour septembre 2021, Jack pose la question : existe-t-il un meilleur batteur que lui dans le rock ?

On peut la formuler autrement : qui peut s’asseoir à la table de John Bonham et lui dire, en le regardant dans le blanc des yeux : « j’ai été (ou je suis) un meilleur batteur rock que toi. » On vous donne en partie la réponse : pas grand monde. John, c’était un cogneur. Une bête. Un technicien. Un artisan. Bref, Bonzo, même s’il ne faisait pas dans la dentelle, avait d’immenses qualités. Le batteur et moteur de Led Zeppelin, mort à l’âge de 32 ans après avoir ingéré 40 shots de vodka en seulement 4 heures, est considéré comme le meilleur batteur rock au monde. Un classement du magazine Rolling Stone le place sur la haute marche du podium, devant Keith Moon (The Who) et Ginger Baker (Cream). Consécration. Mais pourquoi lui ?

Gamin, John tape sur tout ce qu’il trouve avant que sa mère lui offre un kit, à l’âge de 15 ans. Mais le jeu de John Bonham n’a rien de scolaire : il est fait pour ça et à une oreille pour les percussions. Un talent brut, inné, qu’il va tout au long de sa carrière faire évoluer en s’inspirant du jazz (Davey Tough, Buddy Rich, Gene Krupa, Elvin Jones, etc.). C’est en jouant dans plusieurs autres groupes avant Led Zep (The Senators, The Nicky James Movement, The Crawling King Snakes, etc.) qu’il peaufinera son style agressif.

Le truc avec Bonzo, c’est qu’il savait tout faire : être répétitif, puissant et en harmonie (When the Levee Breaks), tenir toute la baraque avec son instrument (Good Times Bad Times), faire un marathon (Achilles Last Stand), mettre le manuel à la poubelle (Moby Dick), se faire discret (Stairway to Heaven, Khashmir), jouer avec les « ghost notes » (Ten Years Gone), etc. On pourrait continuer comme ça durant des heures. Le mec était à lui tout seul une encyclopédie du rock, un mythe, un mastodonte, une machine (à moins que le vrai batteur-machine ne soit Jaki Liebezeit du groupe allemand CAN ?). 

John, c’est donc la puissance, le groove et la subtilité réunis dans une même personne. Et c’est justement cette équation, et sa capacité à assembler ces trois caractéristiques, qui font le style de John. Bonzo, c’était un musicien capable de s’adapter à son groupe pour mieux les accompagner. De jouer rythmé en gardant une puissance de feu. D’ailleurs, dans un article paru sur Drum Magazine, plusieurs musiciens, allant de Bill Ward (Black Sabbath) à Glenn Hughes (Deep Purple), reviennent sur le jeu et le style de Bonham, pour l’encenser (forcément). Des batteurs connu.e.s, il y en a un paquet (Christian Vander, Moe Tucker, Phil Collins, Ringo Starr, Dave Grohl, Matt Helders, etc.). Mais impossible de ne pas placer John sur le podium.

La biographie Beast: John Bonham And The Rise Of Led Zeppelin sortira, en anglais pour l’instant, le 7 septembre. Plus d’infos ici.

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