Musique et politique : le point sur 2017

Artistes de la chanson française, hommes politiques : ils s'unissent souvent pour le meilleur et pour le pire lors des Présidentielles. Mais quels sont les duos gagnants pour 2017 ?

Même si à sept mois du premier tour, la tendance est à une certaine neutralité (désenchantements de 2007 et de 2012, uniformisation des idées politiques, peur d’agacement du public), nous avons listé ces animaux désormais rares que sont les artistes engagés. Puis les avons couplés avec leur champion et évalué leur succès potentiel.

Honneur tout d’abord au soutien du président sortant, François Hollande. S’ils étaient 360 « personnalités de la culture » (dont Yannick Noah, Cali, Higelin…) à le défendre en 2012, les rangs se sont grandement clairsemés en 2016. Fidèle des fidèles bien que déçu, Benjamin Biolay votera Hollande sans pour autant le supporter publiquement.

Hollande/Biolay : hit potentiel, 4%.

Même constat chez Sarkozy. Lui qui avait su hypnotiser Faudel et Doc Gynéco en 2007 (tout en plombant leurs carrières), Mireille Mathieu, Enrico Macias, Sardou et autres espoirs de la chanson française, s’est retrouvé confronté à un désamour massif. Il serait trop facile de dire qu’il ne lui reste que Carla et Johnny. Non, le vrai chanteur sarkozyste, celui qui veillera sa couche quand tous seront partis, c’est Didier Barbelivien. Pour lui, en effet, Sarkozy serait élu à « 90% des voix si les Français le connaissait vraiment ».

Sarkozy/Barbelivien : hit potentiel, 8%.

Dommage pour Fillon, il y a cru un moment, mais il ne bénéficiera pas du bulletin de vote de Renaud. Ils auraient pu faire un beau duo. Aucun artiste ne s’est pour l’instant rangé de son côté.

Fillon/Renaud : hit potentiel : 0%.

Parmi les nouveaux venus, Emmanuel Macron apprend vite puisqu’il a déjà assisté à l’anniversaire de Line Renaud le 4 juillet dernier (avec Vanessa Paradis, les Halliday, Jean-Claude Camus…). Stéphane Bern dit de lui qu’il aime les artistes. Une déclaration qui n’a pas laissé Florent Pagny de marbre.

Emmanuel Macron/Florent Pagny : hit potentiel, 20%.

On est sensiblement dans le même cas de figure avec Alain Juppé, pourtant promis à un bel avenir. Maire de Bordeaux, aucune figure-phare de la ville (Frànçois and The Atlas Mountain, Bertrand Cantat, JC Satan…) n’a daigné lui prêter main forte. On trichera un peu avec Jean-Pierre Raffarin qui – l’ayant rejoint dans la campagne – a eu un « sulfureux » passé de rocker.

Alain Juppé/Jean-Pierre Raffarin : hit potentiel, 30%.

Malheureusement pour lui (et sans oublier qui Eddy Mitchell le qualifie même de FN), Manuel Valls a un succès proche du néant auprès du monde de la musique. En attendant son éventuelle candidature, nous ne pouvons le coupler pour l’instant qu’avec sa femme Anne Gravoin, violoniste professionnelle.

Manuel Valls/Anne Gravoin : hit potentiel, 7%?

Il faudra aller chercher dans les bas-fonds de la musique nationaliste française pour trouver un soutien de poids à Marine Le Pen. Justement, les Brigandes, sept jeunes femmes qui chantent masquées les pires insanités : Le grand remplacement, Rêves de reconquête…  Avec leur folk niaise, elles font actuellement un tabac chez les identitaires. Elles étaient faites pour se rencontrer.

Marine Le Pen/Les Brigandes : hit potentiel, malheureusement 20%

Enfin, Jean-Luc Mélenchon a le vent en poupe et pourrait bien attirer une partie de l’underground culturel. Mais restons dans le mainstream et la valeur sûre : c’est avec Bernard Lavilliers qu’ils iront main dans la main affronter l’hybris du capitalisme financier.

Jean-Luc Mélenchon/Bernard Lavilliers : hit potentiel, 22%

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