Le jour où AC/DC a mis fin à la guerre entre les États-Unis et le Panama

Fin des années 1980, AC/DC cartonne déjà avec son album “Blow Up Your Video”. Le groupe australien est écouté jusqu’au Panama, mais pas pour n’importe quelle raison. En pleine guerre contre les États-Unis, ce petit pays d’Amérique centrale voit son dirigeant, Manuel Noriega, se faire traquer dans toute la capitale pendant près de deux semaines. Comment le gouvernement américain a-t-il réussi à enfin attraper le dictateur panaméen ? À coup de hard rock bien vénère sur des enceintes géantes.

Tout commence en décembre 1989 : les États-Unis décident de se lancer dans une guerre pour libérer le Panama et jouer les héros. Jusqu’ici, schéma classique, sauf que la manière dont l’armée américaine s’y prend est loin d’être anodine.

En Amérique du Nord, le heavy metal devient de plus en plus présent à la radio, pendant que les Panaméens dansent au rythme de la salsa. Parallèlement, Noriega s’installe tranquillement en tant que dirigeant du pays dès 1983, ce qui déplait à George Bush (père), président des États-Unis. Quand les Yankees comprennent que tout cela part sévèrement en sucette au Panama, ils décident d’intervenir et prennent les rênes du pays en quelques jours. Seul bémol : aucune trace de Manuel Noriega. Mais bordel, quel rapport avec AC/DC ? Ça arrive.

Alors que l’armée américaine traque le dictateur dans tout le pays, ce dernier a l’idée du siècle. Il décide de se réfugier dans l’ambassade du Vatican où personne ne lui veut du mal, en bon chrétien qu’il est. Il se trouve aussi dans un lieu où il ne peut pas se faire capturer. La nouvelle circule très vite et le bâtiment appartenant à l’église se retrouve encerclé par les militaires. C’est à ce moment que le pouvoir des guitares intervient. Tout autour de l’ambassade sont installées des enceintes géantes. Le volume bien réglé au maximum, les Américains envoient la purée et passent Highway to Hell de AC/DC en boucle.

Le concert improvisé de heavy metal durera 24 heures et les soldats américains ferot preuve d’inspiration en enchaînant des morceaux de AC/DC, mais aussi des Guns N’ Roses, des Clash ou de Black Sabbath. Après une bonne journée de torture, Noriega passe la porte de l’ambassade et se rend. Encore une fois, les États-Unis remportent la bataille.

Si jamais vous avez un dictateur à faire capituler à côté de chez vous, ou si vous voulez déloger vos voisins relous pendant le reconfinement, un amateur de bon rock a réuni tous les morceaux diffusés pendant l’opération militaire sur une bien belle playlist de 2h30. À vous de jouer, défenseurs du monde libre !

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