Indispensable : les 6 coffrets rock à se faire offrir pour Noël

Comme tous les ans, le célèbre coffret musical de Noël permet aux maisons de disques, qui ne savent plus quoi inventer, de se refaire une santé et aux fans de rock, qui ne savent jamais quoi s'offrir, de dépenser leur argent. Sélection des coffrets 2016 les plus attrayants.

Bowie en mode blue-eyed soul. Pris d’une forte fièvre de rééditions, le label Warner avait débuté l’année avec un premier coffret nommé « Five Years » (1969-1973). Il la conclut avec un deuxième chapitre moins célèbre, puisqu’il s’agit de la (première) période américaine de Bowie (1974-1976). Dans « Who Can I Be Now ? », se trouvent « Diamond Dogs », « Young Americans » et « Station to Station », des lives ou encore « The Gouster », annonciateur de « Young Americans ». Enregistré à Philadelphie par Tony Visconti, il témoigne de l’amour de Bowie pour la soul de Marvin Gaye et l’incandescence de James Brown. Pour les insatiables collectionneurs, une compilation des meilleurs singles de David Bowie, « Legacy », vient aussi de paraître. 2016, une année fatale mais finalement très prolifique pour l’ex Ziggy Stardust.

Le cri de ralliement des Who. Pour Noël 1965, les Anglais ont eu droit à un drôle de cadeau : le premier album d’un quintette hors normes, The Who. 51 ans plus tard, ce coffret propose cinq disques regroupant inédits (The Girls I Could Have Had, chanté par un Townshend post ado, As Children We Grew et My Own Love), nouveaux mixages mono et stéréo, démos et titres remastérisés. Bonus : un livre de 80 pages avec des souvenirs de Pete Townshend qui, fidèle à ses habitudes, a entièrement géré le son et le tracklisting du coffret. S’impose ici l’étrange alchimie des Who, encore très bruts de décoffrage – avant de s’aventurer dans des terrains ultra sophistiqués façon « Tommy » et « Quadrophonia ».

Le verbe de Gérard Manset. Le bien nommé coffret « Mansetlandia » est une exploration du terrain musico-littéraire du misanthrope Gérard Manset, à l’origine de certaines des plus belles chansons françaises, que ce soit pour les autres (de Julien Clerc à Bashung en passant par Raphaël) ou pour lui-même. Sous-titrée The Ultimate Artefact, cette rétrospective offre 185 chansons réparties sur 19 CD et un livret de 120 pages : le verbe est primordial chez Manset, nourri de Balzac, Proust ou Mallarmé. L’occasion de (re)découvrir des bijoux poétiques tels « La mort d’Orion » (1970), « Royaume de Siam » (1979) ou encore « Le langage oublié » (2004).

Les premiers trips de Pink Floyd. 450 euros : voici le prix astronomique d’un coffret cependant assez impressionnant. Il s’attarde sur les premières années de Pink Floyd, marquées par le sceau audacieux de Syd Barrett, avant que celui-ci ne quitte le groupe en 1968 (remplacé par David Gilmour) et parte s’exiler à Cambridge après deux merveilleux albums solos. Ici, six volumes sont classés par ordre chronologique : 1965-1967 (« Cambridge Station »), qui propose de nombreux inédits, 1968 (« Germination »), 1969 (« Dramatisation »), 1970 (« Deviation »), 1971 (« Reverberation »), 1972 (« Obfuscation »). Au total, 27 disques, accompagnés de goodies (affiches, répliques de tickets de concert, partitions, etc.). Mention spéciale aux 15 heures de vidéos qui se révèlent être une succession de trips franchement hypnotiques.

Les sessions à la BBC de Led Zep. Nouvelle édition de l’anthologie des performances de Led Zep à la BBC, enregistrées entre 1969 et 1971, ce coffret bénéficie d’un remastering de Jimmy Page et de 8 lives inédits – dont l’incroyable et rarissime Sunshine Woman. Sur les différentes versions, on recommande chaudement le Super Deluxe : formats CD, vinyle, audio 96kHz/24 bit et l’incontournable livre de photos et souvenirs. Hormis le son, les vociférations de Robert Plant et les riffs magiques de Page, le plus intéressant reste les notes de pochette de Dave Lewis, fan numéro 1 mondial du groupe, qui décrit précisément chaque intervention à la BBC.

La folle année 1966 de Dylan. En 1966, Dylan était une star intouchable et sous substances nuit et jour, confronté à un rythme effréné d’enregistrements mais surtout, de concerts. À bout de nerfs, il est victime d’un accident de moto en août qui l’éloigne de la scène pendant de longues années – à son grand soulagement. « Bob Dylan : The 1966 Live Recordings » raconte donc la période pré burn out du musicien. Le coffret témoigne des concerts de Dylan aux États-Unis, mais aussi en Grande-Bretagne, en Europe et en Australie. Ses outils : des enregistrements soundboard, mobiles de CBS Records ou de spectateurs. La majorité des titres qu’on découvre ici est inédite et honnêtement, ça a de la gueule.

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