Eddie Van Halen, héros du hard rock, vient de mourir à 65 ans

Considéré comme l’un des plus grands guitaristes du rock, le fondateur du groupe Van Halen est décédé après « un long combat » contre le cancer.

Les solos de guitare sont un art. Dans le top 3 des guitaristes capables de les maîtriser à la perfection, le nom d’Eddie Van Halen ne doit pas être loin de la première marche du podium. Celui qui a popularisé la technique du « tapping » avait quelques beaux solos à mettre sur son étagère : l’épileptique Eruption, l’incroyable Beat It de Michael Jackson (oui, le solo, c’est lui) ou encore Panama, Ain’t Talking About Love, Drop Dead Legs, I’m the One… La liste est vertigineuse, on vous l’accorde. 

La mort du musicien a été annoncée par son fils Wolfgang Van Halen, également bassiste au sein du groupe, sur les réseaux sociaux : « Je n'arrive pas à croire que je suis en train d'écrire cela, mais mon père, Edward Lodewijk Van Halen a perdu son long et difficile combat contre le cancer ce matin. Il était le meilleur père du monde. Chaque moment que j'ai partagé avec lui sur, et en-dehors de la scène, était un cadeau. Mon cœur est brisé. Je pense que je ne me remettrai jamais de ton absence. » Suite à cette annonce, de nombreuses personnalités de la musique, allant de Metallica à Quincy Jones en passant par AC/DC lui ont rendu un hommage mérité. Et là encore, la liste est longue.

Si pour certains, notamment les plus jeunes, Van Halen se résume à son tube Jump, devenu l’hymne d’entrée des joueurs de l’OM, le groupe de hard rock formé à Pasadena près de Los Angeles aura marqué l’histoire. La longue chevelure blonde de David Lee Roth au chant, Michael Antony à la basse et les frères Van Halen à la guitare et la batterie : au milieu des années 1970, Van Halen est prêt à secouer le rock. Ils le feront jusqu’en 1984, année du départ du chanteur, remplacé par Sammy Hagar. Durant cette période, Van Halen explose. Le premier album en 1978, avec une reprise désastreuse des Kinks (You Really Got Me) ainsi que le fameux titre Eruption, se vendra in fine à 10 millions d’exemplaires et marque le début d’une aventure sex drugs and rock’n’roll qui, à cette époque, a fait rêver des millions d’adolescents en quête de posters à accrocher dans leur chambre. Mais le succès, les drogues, l’alcool, c’est surtout le début des tensions et des embrouilles.

La suite de l’histoire est bien trop longue et complexe pour se raconter en quelques lignes. Le départ du chanteur blondinet a été une première cassure pour Van Halen, qui ne retrouvera jamais la folie et la vivacité des premières années. Le groupe devient moins populaire, presque cliché. Pour Eddie, qui picolait pas mal et tapait dans la cocaïne « pour la créativité », Van Halen doit continuer. Vers la fin des années 1990, les premiers problèmes de santé arrivent : opération du bassin en 1999, ablation d’une partie de la langue en 2000 (selon lui c’est à cause des médiators qu’il mettait souvent dans sa bouche, mais rien n’a été prouvé), opérations de la main en 2009. En 2012, une tournée au Japon est annulée pour qu’Eddie se fasse vite opérer. Depuis plusieurs années, il se battait contre un cancer des voies digestives. Mais Van Halen est allé de l’avant. David était revenu (à deux reprises), le groupe a continué de sortir des disques (12 albums studio au total, dont le dernier en 2012) ainsi qu’à tourner pour le plaisir nostalgique. 

Si, d’une certaine manière, Van Halen (avec Guns N' Roses) a autant tué le rock qu’il a permis à ce dernier d’exister et d’évoluer, un groupe comme celui-ci ne pourrait jamais exister en 2020. Et un guitariste hors pair comme Eddie Van Halen n’aurait plus sa place dans ce monde.  

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