Désormais, les live sur internet seront rémunérés par la SACEM

C’est une petite bombe : longtemps accusée de ne défendre que les intérêts des plus gros vendeurs de disque, la SACEM semble avoir entendu la semonce provoquée par le COVID-19 : chaque musicien.ne pourra à compter d’aujourd’hui être payé.e pour ses live en ligne réalisés depuis le 15 mars.

« Je te donneuuh. » Ce refrain, celui de Jean-Jacques Goldman, longtemps recordman des ventes d’albums en France, fut aussi le gimmick de la SACEM accusée par les plus petits de surtout prendre sans rien reverser dès lors que ledit musicien n’avait pas écrit un hit radiophonique. Visiblement, les temps ont changé puisque l’organisme privé en charge de la collecte et la répartition des droits dus aux auteurs a décidé d’intégrer dans ses calculs tous les concerts digitaux réalisés par les artistes pendant le confinement, soit depuis le 15 mars.

Cette "rémunération exceptionnelle de droits d’auteurs spécialement adaptée à la diffusion des live streams" intègre et cumule les vues de tous les sets publiés sur Facebook, YouTube et Instagram. Comme dirait l’autre, c’est une petite révolution.

Dans le détail, un seul titre diffusé sur internet sera payé 10 euros minimum, ceux de moins de 20 minutes 46,35 euros et ceux dépassant les 20 minutes, 76 euros. De maigres sommes certes, mais sans comparaison avec celles de l’ancien monde (0 euro). Rajoutez à cela 0,001 euro par vue, et ce seront peut-être quelques centaines d’euros à la clef pour les musiciens les plus viraux pendant ce confinement sans fin.

La mesure sera-t-elle limitée à la période de confinement ? Visiblement pas. À compter du 1er juin, tous les artistes pourront transmettre les informations sur leurs live de confinement (comme ceux que vous avez suivi sur Jack) et la rémunération devrait continuer au moins jusqu’à janvier 2021, après quoi la SACEM souhaiterait revoir ses barèmes pour une repartition “plus durable”.

Seul bémol : pour bénéficier de cet argent, il faudra évidemment être inscrit à la SACEM, une situation de fait compliquée pour des milliers de musiciens indépendants à qui les formulaires d’inscription ont jusqu'ici donné des malaises. Il faudra cela dit en passer par là pour rejoindre les quelque 169 400 auteurs et éditeurs rémunérés par la société. Au pire, ça pourra toujours vous inspirer une chanson.

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