Animal Records, le label qui voulait vous mettre à table

Financer des disques en cuisinant ? C’est l’idée gourmande des fondateurs d’Animal Records, premier label-crew à monter des programmations musicales et le menu qui va avec. Interview par tables interposées.

Peux-tu me raconter la naissance d’Animal Records et d’Animal Kitchen, votre équipe de cuisine ?

Animal : Nous sommes Paul, Antonin, Jon et Barth, quatre amis d’enfance, passionnés de musique et de bonnes tablées. Durant l’été 2013, on s’est retrouvés pendant une semaine dans une vielle bâtisse à Montélimar pour mettre sur papier notre projet de création de label. Pour ça, on a fait le point sur ce qu’on avait déjà en stock : on était ingés son dans un studio, chefs dans des cuisines et musiciens. Et on voulait promouvoir notre artisanat à travers la musique live instrumentale et une cuisine authentique accessible à tous. On a voulu regrouper tout ça au sein d’une même identité.

« Financer notre musique en cuisinant nous est apparu comme une évidence. »

Donc vous créez des événements mélangeant live et food. Comment est venue l’idée ?

Animal : Le constat est simple: faire vivre un label de musique indépendante émergente à notre époque, ça relève de l’équilibrisme. On avait ces deux corps de métiers sous la main et on savait que produire des groupes et presser des vinyles coûterait cher. Financer notre musique en cuisinant nous est apparu comme une évidence. L’idée est de proposer des événements où le public navigue entre la cuisine et la scène. On attache une vraie importance à la découverte – qu’elle soit culinaire ou musicale.

12294847_535373486629330_3154071568947539215_nTu peux nous expliquer comment ça se passe ?

Animal : La première étape, c’est de trouver un lieu avec une belle scène et une cuisine de libre. Puis on adapte notre concept avec une carte plus ou moins élaborée et un line-up cohérent avec la jauge de la salle. Plusieurs résidences ont vu le jour au fur et à mesure que nous écumions les lieux : Café de La Presse, Flèche d’Or, Point Éphémère, notre festival La Douve Blanche et maintenant La Bellevilloise. Tu veux une anecdote ? Lors de la première édition de notre festival, on arrive avec des instruments qui ont besoin d’une puissance électrique supérieure à celle des deux scènes et de la lumière du site ! À 24 heures de l’ouverture, on a dû se priver de la moitié de nos équipements. Ça nous a servi de leçon !

Bloum, Backbone, Kanzi, Stand Wise : vous ne sortez que de la musique planante ?

Animal : Notre ligne artistique se veut électronique mais surtout éclectique, instrumentale, qualitative avec toujours un projet live à la clé. On est aussi très famille, en mettant le côté humain au cœur de nos projets. Bloum et Backbone, les deux premiers à être entrés dans le roster, sont des groupes où jouent Jon & Paul, les cofondateurs d’Animal records. On a découvert Stand Wise via leur Soundcloud. Kanzi, un groupe de Brighton, a partagé un concert avec Backbone sur Paris, la rencontre s’est faite à ce moment-là.

Peux-tu me décrire vos groupes par un plat ?  

Bloum, ce serait un chirashi, un beau bordel organisé.
Backbone, un poulpe de Galice (parce qu’ils se sont rencontrés en Galice).
Elbi serait plus un banana bread car… c’est surtout parce qu’elle adore ça, le banana bread.
Kanzi : on est sur une pastèque séchée. Délicat, avec toutes les saveurs de la pastèque sublimées.
Stand Wise : notre nouveau sandwich raclette qu’on sert au Point Éphémère !
Rondpoint, notre DJ crew, c’est Rāmen, “parce qu’on adore ça”.

Dimanche 27 novembre à La Bellevilloise se déroulera La Gourmande, un événement Animal Records et Animal Kitchen.

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