Voilà 50 ans, Neil Young devenait un géant avec "After The Gold Rush"

Popularisé par son arrivée au sein du groupe Crosby, Stills, Nash and Young, le Canadien sort en 1970 un album qui lui permet de devenir la rockstar qu’il est encore aujourd’hui à 74 ans.

Avant 1970, Neil Young a déjà bien gratté les cordes de sa guitare. Il a fait partie de Buffalo Springfield et depuis quelques mois, il est aussi le nouveau membre de Crosby, Stills, Nash and Young, avec qui il sort un très bon disque, « Déjà Vu », en mars 1970. Son nom n’est plus chuchoté dans un certain milieu, mais commence à se répandre au-delà des frontières nord-américaines. Surtout qu’en solo, avec le support du groupe Crazy Horse recruté pour l’épauler, le fan de bagnoles a d’ores et déjà un disque prometteur, électrique et nerveux à son actif « Everybody Knows This Is Nowhere » et un riff que tous les guitaristes savent jouer, celui de Down By The River. « After The Gold Rush » dévoile ensuite les capacités de songwriter du Canadien, aussi puissantes que ses envies d'envoyer du steak. On le compare désormais à Bob Dylan.

Au départ, il est prévu d’enregistrer au Sunset Sound Studios de Los Angeles. Danny Whitten, guitariste du Crazy Horse, est présent, mais il gère des problèmes personnels liés à la drogue. Ça ne fonctionne pas, alors Neil Young change ses plans et Danny est écarté. Pour mixer les équipes, le Canadien fait venir Ralph Molina du Crazy Horse mais aussi le bassiste Greg Reeves, qui joue d’ordinaire avec CSNY, ainsi qu’un jeune guitariste de 18 ans : Nils Lofgren, qui sera aussi présent plus tard sur « Tonight’s The Night » et qui ira jouer avec Bruce Springsteen dès 1984. Tout le petit monde se tire dans une maison de Neil dans laquelle il a aménagé un studio dans le sous-sol.

Bref, ensemble, ils peaufinent les futures grandes chansons de l’album, au calme, sans pression, à la campagne. Il y a par exemple Southern Man à propos du racisme dans le sud des États-Unis, qui fera polémique. D’ailleurs, la chanson Sweet Home Alabama de Lynyrd Skynyrd sera écrite en réaction à ce morceau ainsi qu’à Alabama sorti sur « Harvest » deux ans après, en 1972. Pour info, en 2012, Neil Young s’excusera d’avoir pondu ce titre. D’autres chansons comme la douce After The Gold Rush, considérée comme l’une de ses meilleures, Birds, simplement magnifique, ou encore la mielleuse Only Love Can Break Your Heart font de ce disque une madeleine de Proust à écouter au coin du feu. 

Sur l’album, on retrouve aussi Don’t Let It Bring You Down qui annonce le style du prochain disque, celui qui fera véritablement basculer l’homme dans le rang des musiciens mondialement connus : « Harvest ». Même si dans le cœur de certains fans « On The Beach » ou encore « Tonight's The Night » sont les réels chefs-d'œuvre du Canadien.

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