Dix ans après Fauve, Terrier veut recreuser le trou du slam-rock

Après les succès de Hervé ou Eddy de Pretto, un jeune Vendéen semble prêt à entrer dans les rangs des chanteurs mi-rap, mi-chanson, et mi-pop. Et tant pis si cela fait trois moitiés, car Terrier est déterminé à creuser sa propre place.

Il n’a publié que trois titres pour le moment, mais a déjà des arguments. La recette : un chanter-parler, qui croise slam et chanson post-Gainsbourg, posé sur des instrus autant inspirées par le hip-hop que la pop rock de Phoenix, et un brin d’électronique post-punk. Et surtout, des textes peaufinés mais à la sensibilité brute, sans filtre, dans la veine de Renaud et du répertoire de la chanson à texte. D’ailleurs, même s’il publie sur son propre label, Terrier a signé un accord avec Cinq7, label spécialisé dans ce domaine où on retrouve Dominique A, Malik Djoudi et Bertrand Belin.

Au départ, il y a une envie simple : se construire un matériel de scène. Terrier officie depuis plusieurs années dans la musique de films et publicités, et l’envie de se frotter au public le titille. C’est fin 2019 que les choses se lancent, avec un premier titre, Tourniquet, parlant d’un amour impossible. Puis début 2020, Traversée Punk, récit d’un road trip britannique, qui dépasse la barre honorable des 100 000 vues. Voilà l’artiste lancé, avec des premières parties pour Hervé et le groupe Balthazar. Il est également sélectionné aux tremplins des Inouïs du Printemps de Bourges et des Chantiers des Francofolies. Pas mal.

Mais voilà le confinement, et avec lui l’obligation de retourner dans son abri. Là, Terrier peaufine ses chansons, et produit un EP de 7 titres, prévu pour le mois de mai. On sent déjà une nette progression dès le premier extrait, L’Hiver, « une déclaration d’amour à cette saison », propice à l’hibernation. Le flow est assuré, la production élégante, mettant en valeur un texte tendre. Reste encore à transformer l’essai sur de futures sorties, et surtout en live (deux dates optimistes sont prévues pour le mois de mai) mais l’équilibre est déjà là.

Et pour ceux qui se demandent d’où vient cette étrange pseudo, la solution est simple : Terrier a composé ses premiers titres dans un parking souterrain, d’où l’analogie. Simple, basique.

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