11 groupes danois prêts à marcher sur la France

À l’occasion de France-Danemark, petite revue des effectifs de la scène musicale danoise avec onze groupes/artistes aptes à faire trembler le pays de Didier Deschamps.

Kwamie Liv

« Avec ce clip, je voulais représenter une série d'images lentes, presque comme des photos qui agiraient à la façon d'une fenêtre ouverte sur l'interaction entre deux amants. En fait, je voulais créer quelque chose de beau, dépourvu d'explication mais fondamentalement intime. » En décrivant le clip de Sweet Like Brandy, Kwamie Liv ne le sait peut-être pas, mais elle met les mots sur ce qui fait l’essence de sa musique : des mélodies lancinantes et des textes interprétés timidement, le pouls ralenti.

Dinner

Derrière Dinner, il y a Anders Rhedin, un type qui dit se sentir comme chez lui à Copenhague comme à Berlin ou Los Angeles. Derrière ce saltimbanque globe-trotter, il y a surtout un touche-à-tout, un musicien qui a tourné en première partie de Mac DeMarco, qui a écrit pour Kid Cudi, qui a visiblement beaucoup écouté Simple Minds et qui a publié ses deux premiers albums sur Captured Tracks (Mac DeMarco, DIIV, The Soft Moon).

Iceage

Les quatre mecs d’Iceage auraient pu être des énièmes teenagers turbulents rêvant de jouer très fort de la guitare dans des lieux sombres et glauques. En quatre albums, ils sont pourtant devenus l’incarnation d’une certaine idée du punk-rock, riche et abrasif. « Le seul groupe punk actuel qui ait l’air vraiment dangereux à mon avis », s’est même enflammé Iggy Pop à leur sujet en 2013, quelques semaines après la sortie de « You’re Nothing ».

First Hate

Signé sur le même label que Iceage, le duo de Copenhague propose une musique radicalement différente. Là, c’est à une synth-pop qui fantasme les années 1980 à qui on a affaire, et il faut bien avouer que c’est assez compliqué d’y résister. En plus, les mecs citent Gainsbourg, PNL, France Gall et Rendez-Vous parmi leurs influences. Comme ça, juste histoire de brosser le public français dans le sens du poil.

Off Bloom

Le son de Off Bloom est clinquant, hyper soigné. Pourtant, les trois comparses de Copenhague revendiquent dans leurs influences ce que la pop music a livré de plus minutieux et minimaliste (Neu, Can, Brian Eno). Traduction : en un EP (« Love To Hate It »), Alex, Mads et Mette risquent bien d'emmerder ceux qui ne jurent que par l'opposition entre mainstream et underground.

Yangze

De Yangze, on ne sait rien à part qu'il vient de Copenhague. Et c'est tant mieux : ça évite d'en faire des tonnes en reprenant bêtement les infos fournies par le communiqué de presse. Là, depuis janvier et la sortie du single R U, seule la musique compte, et c'est forcément un bon point quand elle est aussi addictive.

Sekuoia

À 25 ans, le producteur danois a une idée très précise de ce à quoi doit ressembler son electronica : « J’ai travaillé très dur pour faire des morceaux à la fois rêveurs et pop, tout en tâchant de ne pas tomber dans le mielleux », balançait-il dans un communiqué en 2016 au moment de la sortie de "Flac", son premier album publié sur Nowadays (Fakear, La Fine Équipe). Autant dire que Sekuioa n’a qu’une ambition : aller au bout de ses rêves. Là où la raison s’achève, paraît-il.

Communions

Parce que Communions a sans doute beaucoup écouté The Smiths, The Strokes ou Television et que le mélange de ces trois influences a fait de « Blue », leur premier album sorti en 2017, un objet précieux pour les blousons noirs au cœur sensible.

Lowly

Parce qu’en un album, « Heba », publié sur Bella Union (Beach House, Flaming lips, Fleet Foxes), le quintet danois a réussi à proposer une certaine vision de la pop et mis en avant les fantasmes de liberté et de pureté que des centaines de formations anglo-saxonnes ont fini par enfouir à force de stéréotypes et de quête du grand succès.

Proche d’AlunaGeorge et Major Lazer, MØ ne pouvait que séduire le grand public en 2014 avec sa pop survitaminée et taillée pour les stades. On l’avait un peu perdue de vue depuis, mais la Danoise est revenue fin mars avec un nouveau single, Nostalgia. Et croyez-nous : MØ, ce n'était pas mieux avant !

Efterklang

Présent depuis le début des années 2000, Efterklang reste encore méconnu en France, et c'est dommage. Écouter leurs albums publiés par 4AD (Cocteau Twins, Pixies, Future Islands), c'est entendre une formation qui a fait de sa recette pop/folk une porte de sortie à la brutalité et au vacarme. De là à dire que les Danois ont trouvé des mélodies parfaites pour se consoler après leur défaite face à la France, il n'y a qu'un pas qu'on vous laisse franchir ou pas.

Crédit photo : Rasmus Weng Karlsen.

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